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IX. — LA FRANC-MAÇONNERIE

Les francs-maçons s'étonneront peut-être que j'aie donné place à leur association parmi les sectes religieuses; c'est qu'il faut bien reconnaître que beaucoup d'entre eux encore font vraiment acte de religion en opposant par exemple la franc-maçonnerie au catholicisme ; en demandant des signes et des cérémonies pour remplacer le signe de la croix, la première communion, le mariage religieux; en s'attachant avec une obstination puérile à un formulaire grotesque, à des ( rites > surannés, à des observances étroites; en se parant de e cordons t, de médailles et de bijoux ridicules. Quant au fameux c secret », on sait que depuis longtemps c'est celui de Polichinelle; tout ce qui concerne la francmaçonnerie a été depuis longtemps écrit dans de nombreux ouvrages qui traînent sur les quais ou moisissent dans les échoppes des bouquinistes.

C'est une opinion assez répandue parmi les maçons qu'ils se rattachent directement aux anciens collèges sacrés de l'Orient européen ou de TEgypte, et que leurs « rites i se rapportent à ceux des initiations antiques. Un poème, publié en 1824 par un orientaliste distingué, la Maçonnerie^

1. ft ir thir thould meet the eye of Mohini M. Chatterji, lately of India, lie is implored lo retl rn to bis wife and child. »

est. 1res remarquahle à rel éj;Rpd, Unis il faut en raballMM les iaitiations aiiriennes n'onl rien à voir dans la /rotiemaçannerie dont le nom seul sulQt à indiquer la véritable origine. C'est une simple continuation des associatioD) d'ouvriers maçons du moyen ûge; ces ouvriers, à l'époque où se construisaient les grandes églises de l'Occidenl, formaient un corps considérable, parfaitement organisé et discipliné, dont tes mcmbies, exposés à voyager souvent, cl vivant d'ailleurs dans des conditions spéciales, avaieat entre eux des procédés particuliers de corri:;spoudance et des signe:; secrets de reconnaissance; ils avaient, dans chaque localité, leur endroit de rcunîon, primitivemeDi sans doute une cabane en planches près de leur chantier, hùUe en allemand, lodgir en Auglelerre. L'emblème de leur métrer, une équerre croisée sur un compas ouvert, a servi en 15â5 de marque à Jean Grieninger, un imprimeur de Strasbourg où il y avait une « granJe loge » haupl-kiiUe, cèlèLre dans toute rAllemagoe.

Les maçons avaieni déjà, à diverses reprises, admis pai-uu eux, à titre d'affiliés libres, des gens étrangers à leur corporation, lorsqu'en 1703 la loge Sainl-Paui, de Londres, prit une décision qui devait révolutionner l'organisation des loges. Elle déclara qu'il y avait lieu désormais d'admettre et d'initier des personnes de diverses prafessions. Dès lors, les membres des loges devinrent pour ia plupart des maçons libres, frce-masons, des francs-maçons, et tout le formalisme des loges devint symbolique de teclmique qu'il avait été.

Dès lors, l'association grandit et prospéra rapidement et les loges se multiplièrent. Il y eut même des groupements spéciaux, des loges relevant les unes de la vieille grande loge d 'York, les autres de la nouvelle grande loge de Londres(17l7); il y eut les grandes loges spéciales d'Irlande {n-l'J) el d'Ecosse (1730). En France, la première loge

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