TROISIÈME PARTIE
La religion de l'amour ou la conscience chrétienne de Dieu. Le salut par l'amour rédempteur.
4o La conscience humaine et historique du Christ. Son enseignement, son œuvre et sa mort, révélation de l'amour rédempteur. : :
20 Histoire et critique du dogme de l’expiation.
Jo La justification par la foi, la sanctification et la vie éternelle.
IT
40 L'Eglise.
* 9o Les moyens d'action de l'Eglise, la prédication de l'Evangile et les rites appelés sacrements.
3% Le rapport du chrétien avec son Eglise.
%o La destinée des Eglises particulières.
lo Le règne de Dieu ou l’accomplissement du salut individuel et collectif.
9 Histoire et critique des doctrines traditionnelles eschatologiques.
30 Le règne de Dieu et l’histoire humaine.
40 La vie future.
Dogmes métaphysiques
10 La prédestination.
2% La christologie.
90 La Trinité.
4 Dieu tout en tous.
Ainsi comprise, la théologie reste en son domaine, qui est l'étude et l'explication de l'expérience chrétienne. Mais, si elle à une tâche spéciale et, par suite, si elle est indépendante, elle n’est pas isolée; elle reste ouverte à l'action de toutes les sciences particulières et entretient un continuel commerce avec elles. Elle touche par ses origines à l'anthropologie primitive et par ses conclusions,
à la sociologie, c’est-à-dire à la théorie du développement de la vie des individus et des sociétés. Elle tend nécessairement, du point de vue où l'élève l'expérience religieuse et chrétienne, à des vues d'ensemble, à une conception totale de l’univers / Weltanschauung). Naturellement, c'est un idéal de vérité qu’elle poursuit, non une conclusion qu’elle impose dogmatiquement ; car, pour y arriver, elle à besoin de la collaboration de toutes les autres sciences. Il faut qu'elle se tienne prête à élargir son point de vue, pour y faire entrer toutes les découvertes qui se font incessamment dans tous les ordres de recherches et qui agrandissent ou précisent l'enquête humaine sur l'univers. La théologie n’est donc pas plus une science fermée et achevée que toutes les autres ; elle se répète avec plus de conviction et plus de sincérité le mot de l’apôtre : « Nous rie connaissons qu'en partie. » Elle accomplit une œuvre qui a besoin de longues générations de travailleurs. Elle ne fait jamais que des essais, et celui qui écrit ces lignes sait mieux que personne que son entreprise, longue et difficile, n’est qu'un essai. S'il s'efforce de nouer sa gerbe, c’est pour donner une idée de la fécondité du champ où il à travaillé, y attirer des ouvriers plus forts et plus habiles, mais sans se dissimuler un seul moment que cette gerbe, nouée à grand peine et peut-être prématurément, il faudra la délier encore, pour y faire entrer des épis anciens qu'il a peut-être eu le tort de négliger, et à coup sûr des ‘épis nouveaux qui ne sont pas encore venus à maturité. Surtout, il aime à penser que le travail de la réflexion philosophique, quelque indispensable qu'il soit, n’est pourtant pas la chose essentielle dans l’ordre de la vie chrétienne, et qu'il y a quelque chose de plus urgent, de plus nécessaire que d'expliquer les expériences de la piété,
0 Dieu de vérité, pour qui A Je soupire, Unis-moi donc à toi par de forts et doux nœuds. Je me lasse d'ouir, je me lasse de lire,
Mais non pas de te dire :
C est toi seul que je veux.
2 décembre 1900. .
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Le Problème
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