I.ÉGITIMITÉ Dl I \ Ml IIIODE ETHNOGRAPHIQUE
Maroc, on Algéiie, des artistes anonymes ont laisse, en plein (léserl, les témoignages de leurs aptitudes pour le dessin '-. Les Indiens de l'Amérique du Nord avaient exécuté, sur le roc, les peinluiei^- linéaires ou à teintes plates". Les liyperhoiéens de l'Asie, de l'Europe, de l'Amérique du Nord, ont aussi leurs graveurs et leurs peintres"' Hig. 101, p. 18.'3). Bref, pour épuiser l'inventaire de ces figures étranges, il faut se résigner à entrepr»Midre le tour du monde, pour revenir enfin aux troglodytes de la Vézèn;, des Pyrénées,, de la vallée de TEhic et de la Sierra. Nevada.
Assurément, les artistes qual(uniaires étaient bien plus hahiles que les primitifs d'hier et d'aujourd'hui. Mais l'inspiration semble partout la même. Partout les animaux foisonnent. En Australie ce sont des Kangourous, de gros ï^ézards, des Emous, etc. En Afri(jne, ce sont des Eléphants, des Gii'afes, des Au- Iruches, des Buffles En Amérique, ce sont d'interminables files d'animaux plus ou moins reconnaissables. Ce sont aussi, et plus fréquemment qu'au paléolithique, des hommes qui chassent, pèchent ou dansent. Ce sont enfin des signes. L'un d'entre eux nous est famili(M' : nous l'avons rencontré sur les parois des afrottes d'.^ltamira, de Castillo, de Bédeilhac, de Gargas, de Fonl-de-Gaumc. Nous voulons parler des mains humaines (fig. 99-100, p. 179). La concordance est poussée ici jusqu'à l'identitédes procédés de fabrication. A l'époque quaternaire, la main figurée s'obtenait de deux manières"^. Tantôt le dessinateur