Cf. Cautaiihac, ht France préhistorique , v
50. Sépulture dos deux enfants . In femme de la grotte des F.nf'int^ (foyer B) ; l'hounne de la triple sépidture de la Jinrma Grande.
51. Sépulture de la Grotte des Fnfanta, foyer H : llionuiie du Carillon : l:i f(>mmo et rjidolesretit do In friplo <éj>iillnro i]i^ l;i f!<irnia Gritndi' :
Plus significative encore est la situation des membres inférieurs. Si quelquefois, et bien rarement, les jambes sont normalement étendues ou légèrement repliées ^^, il est des cas où la flexion imprimée aux fémurs et aux tibias est poussée à ce point que l'on peut se demander si le cadavre n'a pas été ligotté, à la manière des momies péruviennes. Sur les négroïdes de Grimaldi (liq. 109, p. 215) les jambes du jeune homme sont absolument fléchies et les talons touchent le corps ; les pieds de la vieille femme rejoignent le bassin ^^. A Laugerie-Basse i^ig. 110, p. 218) les coudes du squelette affleurent au genou, et les pieds voisinent avec le bassin ^*. Mais l'exemple le plus typique est celui de Raymonden (lig. 111, p. 221). « Le corps, replié sur lui-même en flexion forcée, reposait sur le côté gauche, la tête inclinée en avant et en bas. Les bras étaient relevés, la main gauche était appliquée contre la tête et audessous, la main droite reportée sur le côté gauche du maxillaire supérieur. De même les membres inférieurs avaient été infléchis de telle sorte que le niveau des pieds correspondait à celui de la partie inférieure du bassin et que les genoux arrivaient au niveau des arcades dentaires ». En fait, la rotule fut retrouvée en contact avec le front ^^. Les squelettes moustériens présentaient déjà un état sérieux de fléchissement des membres inférieurs. Et c'est pourquoi l'homme de la Chapelleaux-Saints a pu tenir dans une fosse d'un mètre 45 de longueur. Ses rotules atteignaient le niveau de la poitrine ^^.
Voilà des indices bien concluants et des coutumes assez curieuses. II y a plus. Jadis, on refusait d'admettre qu'un squelette, dont les ossements avaient été colorés, pût remonter au-delà du néolithique. Cette opinion est aujourd'hui controuvée. Plusieurs squelettes quaternaires ont subi l'action d'une matière colorante. Cet usage, peu probable pour l'époque
un autre squelette isolé de la même grotte (cf. Grottes de Grimaldi, II, I, p. 25, cf. photographie, p. 26) ; l'homme écrasé de Laugerie- Basse.
52. Les Hoteaux (Cf. Abbé Tournier et Charles Guillon. Les hommes préhistoriques dans VAin, Bourg, 1905); les hommes du Baousso da Torre; Neu-Essing (cf. Anthropologie, t. XXV, pp. 260-262).