Cf. Ohkrmaif.r, Anlliropolngie, t. \VI, pp
80. Sur les parures p| ;irmos des squelettes de ririmnldi. cf. Grnilex de Grim<d(îi, op. cil.. II. i. chap. ITI : Jr mobilier fiinâraire, pp. 28 et fniiv.
F. es Keli'^ioiis de 1.-» IVclilstnire. 12
certain nombre d'outils ou d'armes en os, en silex, et ces objets sont parfois superbes. Enfin, détail très curieux, on rencontre, en connexion avec les corps, des débris d'animaux qui ne peuvent être considérés ni comme des ornements, ni comme des outils. Ainsi, l'homme de la Chapelle-aux-Saints fut enterré avec une patte de Bovidé munie de sa chair ^\ Auprès de la Dame rouge de Paviland, gisait une tête entière d'éléphant, encore armée de ses défenses ^^. Enfin, la femme de la grotte des Enfants à Grimaldi (foyer supérieur), était entourée d'une profusion de coquillages (trochus) non percés, et qui n'avaient pas pour but de servir d'ornements ^^.
Creusement de fosses, pierres protectrices, attitudes des membres, usage de l'ocre rouge, parures, outils : il semble qu'après avoir défini ces diverses séries de faits, on soit autorisé à admettre l'authenticité des sépultures quaternaires comme surabondamment démontrée. La position adoptée par les anciens préhistoriens n'est plus tenable. Les Paléolithiques entouraient leurs morts dé soins minutieux et touchants.
On objectera que les cadavres ayant été presque toujours ensevelis dans les foyers, le voisinage des vivants devait entraîner d'inévitables profanations. Mais d'abord il faudrait prouver que les morts furent inhumés dans des foyers habités ^*. Or, à la distance où nous sommes des événements, il n'est pas facile de fournir cette preuve. L'ethnographie nous apprend que certaines peuplades, après avoir enterré leurs morts à l'intérieur des lieux d'habitation, décampent pour une période plus ou moins prolongée *^. Ensuite, même si les tombes furent creusées dans des foyers fréquentés par les troglodytes, il ne s'en suit pas qu'elles aient été profanées. Sans doute ce voisinage devait incommoder les vivants; Encore n'avons-nous pas à apprécier, d'après nos susceptibilités modernes, les qualités olfactives de