INTRODUCTION XXV
morte. Avec l Eglise^ c'est la civilisation mcme qui parait frappée pour jamais ^
' Voici les litres des six et des neuf cliapitres de ces deux parties. III. Uépoque méditerranéenne : 1. La clirétienté romaine : la vie chrétienne ; 2. La chrétienté romaine : la pensée chrétienne ; 3. La marche à l'ouest : le Christianisme et les Byzantins ; 4. La marche à l'ouest : le Christianisme et les Germains : 5. La chrétienté franque : l'organisation impériale ; 6. La chrétienté franque : la désorganisation seigneuriale. — IV. L époque occidentale ; 1. La chrétienté féodale : la restauration. Saint Grégoire VII et saint Bernard: i. La chrétienté féodale : l'organisation. Innocent III et saint François ; 3. La chrétienté féodale : les progrès. Saint Louis et saint Thomas; 4. La guerre à l'Eglise: la désorganisation. Les papes d'Avignon ; 5. La guerre à l'Eglise : la crise. Le schisme d'Occident: 6. La guerre à l'Eglise : nouvelle crise. La pai)auté princière; 7. La chrétienté monarchique : le concile de Trente; 8. La chrétienté monarchique :1a vie chrétienne ; 9. La chrétienté monarchique : la pensée chrétienne.
Deux mots sur la méthode suivie dans cette synthèse de l'histoire religieuse ancienne. Dois-je m'excuser, d'abord, d'avoir souvent travaillé « de seconde main » ? « On le fait par nécessité, quand les documents sont trop nombreux pour être tous lus ; mais on ne le dit pas. par crainte du scandale *. » Nécessité fait loi : la synthèse historique ne se fera jamais, ou elle sera faite par des travailleurs qui n'auront pas lu tous les textes. Il ne faut pas qu'un scrupule de probité scientifique empêche d'accomplir une œuvre urgente. J'ajoute que, si l'on ose parler seulement de ce qu'on connaît bien, la question est précisément de savoir si, pour bien connaître et pour juger avec compétence la vie religieuse des hommes, il n'est pas indispensable de procéder par rapprochements*'. Penser, au fond, c'est comparer. — Je me suis imposé la règle de n'utiliser que des travaux de « première
' Cli.-V. Laudois et Cli. Seiguobos : Inlroducliou aux éludes Idstori'jut'S, 3'= éd., Paris, lyuo, p. 108. — Cf. P. Guiraud : Fustel de Coulanyes, Pari^. 18*76, p. 164.
** Glotz : Solidarilé de la famille dans le droit criuiinel en G^'èce, p. vii-ix Cf. les remarques de Wiedemann dans VArc/iiv fur Ileliijionsirissenschaft l'.>00, 4SI ; les travaux de P'razer, de Ileiuach. clc.
XXVI LE PAS»iE CHP.ETIEN
main » : ils sonllieuieuseiiieiil cii grand nombre, souvenl de premier ordre. Je les ai contrôlés les uns par les autres, recourant moi-même aux textes le plus souvent possible. Un hébraïsant éminent a bien voulu revoir ce que j'ai écrit touchant Israël ; qu'il me i)ermette de lui dire ici ma reconnaissance. Je tiens à m'acquiller aussi envers mes autres collaborateurs, involontaires ceux-là ; sans eux, mon travail n'eût pas été possible. Je prie seulementqu'on ne les rende pas responsables, en aucune manière, de ce qui est ici écrit. Et je me ])lais à espérer que leur multiplicité même aura garanti l'objectivité de mes conclugions. — J'ai tâché d'éviter les généralité vagues autant que les détails minutieux, de classer les événements aussi objectivement que possible, selon leur rai)port de dépendance réel : je me suis efforcé de «les remettre dans leur chauie et de les considérer dans leur suite » [X. Sorel]. Mes maîtres m'ont enseigné le culte du fait, et je tâche de l'enseigner à mon tour. Je vois souvent qu'on invoque l'histoire sans que. d'abord, on se soit donné la peine d'en fixer la j)hysionomie. La méthode exige que la description des faits précède la recherche des causes. — Afin de ne pas donner dans l'abstrait, j'ai voulu ne pas considérer séparément le développement religieux, moral, philosophique, scientifique, littéraire, artistique, etc., et j'ai tâché de tenir compte du développement social* qui les conditionne dans une large mesure ; envisager solidairement l'œuvre totale de quelques générations successives afin de reconstituer la physionomie delà vie religieuse qu'elles ont réellement vécue: c'est à (pioi tendait mon effort.
* .Nous appelons ilc nos vcpiix une liistoire synlliélii|uc du développcnjcul économique cl social des peuples méditerranéens cl occidenlaux.
Il n'existe aucune biljliographie de l'histoire des religions orientales et de la religion judéo-chrétienne.
Il n'existe même pas de bonne bibliographie de Ihistoire de la religion judéo-chrétienne. Les listes de Mabu.- LON [Traité des études monastiques, II, 255[ et de Ch. de Smedt [Introductio generalis ad historiam ecclesiasticam critice tractandam] sont très sommaires ; et a le Wegweiser zur Quellen und Littéral urkunde der Kirchengeschichte [Gotha., 1890] de E. Bratke ne tient point les promesses de son titre ... Le répertoire analogue de I.-A. Fischer [A sélect Bibliography of ecclesiastical history. Boston, I880, 2 vol.] n'est pas estimé », non plus que l'Historiographia ecclesiastica de W. Staxg [Freiburg, i897[. ou la Literature of theology de S. Fletcher IIurst [New-York, 1896, in-8^] ^
* Il semble que cette bibliographie générale se trouve réunie dans lindex [400 pages] du livre de Louis Emerv : Introduction à l'étude de la Théologie protestante avec index bibliographique. Lausanne, 1904. Cet index, assez complet, ne semble pas très heureusement classé. — Consulter encore la série des catalogues théologiques des grandes librairies [celui de Burgersdijk et Mermans. Leyde. 1900, 870 pages ; — la Bibliotheca historio-theolo- £?ica, de Lorentz, Lei])zig ; — la Bibliotheca theologica de Carlebach. Heidelberg; — le theologischer Handkatalog de Fischbacher. Paris : — le Verlagsbericht de Ilinrich. Leipzig...!
2 I.F. PASSE CHRKTIKN
Un trouvera, au début de chaeuii des cliapilres qui composent ce livre, la bibliographie des questions qu'on y traite. Kn manière d'introduction à ces biblioQraphies spéciales on voudrait grouper ici quelques renseignements : ils tiendront lieu de celte bibliographie générale (pii lait défaut.