MADAME DE GATT EN 1 ÈRES
Peuh!...
MADAME LONGUYON
On s'y fait...
MADAME DE CATTENIERES
On le dit, du moins. {Un temps.)
MADAME LONGUYON
On le dit. Vous comprenez bien que nous n'en savons rien par nous-mêmes.
Oh ! ma chère amie... Si La Belleuse vous entendait !
MADAME LONGUYON
La Belleuse I... D'abord, c'est une nullité,
MADAME DE CATTENIERES
Comme médecin... mais comme médecin... seulement. {A Lucienne,) N'est-ce pas, chère amie?...
LUCIENNE
Certainement. (A madame Longuyon.) Mais je vous croyais en fort bons term.es avec lui?
MADAME LONGUYON
Taisez-vous donc! Ces choses-là ne s'avouent pas.
MADAME DE CATTENIERES
C'était pour cacher son jeu. Les maris devraient se méfier des hommes dont leur femme dit du mal. LUCIENNE, à madame de Cattenières, se forçant à rire.
Ah ! ah !... Et vous n'avouez pas non plus, vous !
MADAME DE CATIEN lERES, SCaildallsée.
Y pensez-vous?... Une liaison, moi 1... Je suis veuve, ma chère !
Et quand M. de Cattenières vivait?
MADAME DE CATTENffiRES, rèveUSC.
Ah ! c'était le bon temps, alors !... [Avec un sourire pa^zz^.) Pauvre Raymond!
MADAME LONGUYON
Il n'a rien su?
MADAME DE CATTENIERES
Je ne me serais jamais pardonné une maladresse qui aurait pu troubler son bonheur et sa tranquillité... J'avais pour lui la plus haute estime.
LUCIENNE
Et pourtant...
MADAME DE CATTENIERES
Ma chère Lucienne, vous me comprendrez plus tard : la faute d'une femme n'est une faute qu'à partir du moment où son mari la connaît.
MADAME LONGUYON
Evidemment. Tant que nous savons nous cacher, nous ne faisons de mal à personne.
MADAME DE CATTENIERES, IcS YCUX baïssés.
J'oserai ajouter: au contraire... Mais je parle sérieusement. Notre devoir vis-à-vis de nos maris, c'est