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SCÈNE II LAZARETTE, .JL'BIER, PLANCHOT

JUBIER, sur Je pus du la parle à Planeliol. Alors, ce soir à six liourp'^ pour l'.iLsiDilic. chez madame Jean...

loi» LES REMF'LA'.ANTL::

PLANCIIOT

C'est ça. En attendant, je vas faire un somme.

LAZARETTE

Entrez donc, monsieur Jubier. J'ai deux mots à vous dire...

PLANCiiOT, à Lazarette.

Comment, c'est toi... Qu'est-ce que tu fais là...

JUBTER

Bonjour madame Planchot ! En voilà une surprise !...

LAZARETTE, Ù Phinckot.

Je te le dirai tout à l'heure... Dis donc, tu pourrais Ijien m'embrasser... Depuis qu'on ne s'est vu.

PLANCnOT

Tiens, parbleu, avec plaisir... C'est l'étonnement. Il s'approche d'dh'.)

LAZARETTE

Ma foi non, pas maintenant, tu sens trop mauvais...

l'LANCHOT

Moi ?

LAZARETTE

Xon, notre chien... A Jubier., Alors, vous venez de chercher du travail, tous les deux...

LRS HEMI>LAt;ANTES 137

.IIBIER

Oui... Je me décarcasse tous les jours à lui en trouver. C'est comme un fait exprès, on n"a besoin de personne nulle part...

LAZARETTE

C'est peut-être parce que vous y allez avec des habits de dimanche...

PLANCIIOT

Non, mais... ta place... fas perdu ta place?...

LAZARETTE

Dame... Je reviens pour soigner la foulure de ton pied...

PLANCiiOT, après un silence.

Ah! oui... ça va mieux...

LAZARETTE

Je vois... Madame Jean t'a guéri, on m'adit ?

PLAXCUOT

Oui. \on... Mais...

LAZARETTE

Dites donc, monsieur Jubier... A partir de demain, Planchot ira chercher du travail tout seul, pas?

JUBIER

11 ne saura pas.

LAZARETTE

C'est une idée à moi...

JIBIER

D"aJ>urd, Plaiicliol fera ce qu"il voudra. Pas vrai, Plaiichot...

PLANCUÛT

Comme toujours.

LAZAKETTE

Cest çà, comme toujours.

PLAM.UOT

Plauclioi, elle se fiche de toi, la bourgeoise.

LAZARETTE

Mon cher monsieur Jubier, vous allez laisser Planchot tranquille. Si vous le débauchez, vous vous en repentirez.

JUBIER

J'ai pas peur de vous... seulement, puisque Planchot me laisse traiter comme ca chez lui, ça n'est pas un ami. Je ne le reverrai plus.

PLANCHOT

Je te laisse traiter comme ca parce que tu rn'embètes... Dirait-on pas que je ne sais pas me conduire tout seul... Sans toi, pour sûr j'en aurais trouvé, de louvrage ..

JUBIER

Je t'embcte ! Hépète-le donc...

LAZARETTE

Vous fâchez pas... (Allant lai ouvrir la port i\ Au revoir, mon.>?ieur Jubic-r.

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OUBIER

Au revoir^ madame Planchot. [A Planchai.. Toi, je te méprise comme la boue de mes souliers... J'irai chez madame Jean tout seul...

LAZARETTE

Je veux bien... {Jubier sort.)

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