ACTE PREMIER l
Gâlton, Bertrya montré l'invincible force de ces lois, immuables désormais. Ses divers ouvrages sur cette question représentent le fruit de trente années de labeur ininterrompu. »
LE DOCTEUR, qiù cst revciiu près de La Belleuse. Mettez en renvoi : « Douze volumes chez Alcan. »... Vous parlez de mes nombreuses communications à l'Académie ? [La Belleuse écrit.)
LA BELLEUSE
Oui.
LE DOCTEUR
Et aux journaux ?
Non.
LE DOCTEUR
Ecrivez : {Il dicte.) « Les journaux politiques euxmêmes apprécièrent, dans les termes les plus élogieux, les découvertes du savant, car le docteur Bertry ne dédaignait pas de se prêter aux interviewas. » [Parlé.) Attendez... cette phrase pourrait être mal interprétée... oui... ajoutez : {îl dicte.) « Et cela, non en vue de rechercher une vaine réclame dont il a horreur... dont il a horreur, mais poussé uniquement par le désir de répandre la vérité!... » (Parlé.) Après?
LA BELLEUSE, Usailt.
« Le docteur Bertry a fait de l'hérédité sa chose
propre ; il a recueilli, sur ze sujet, les observations les plus nombreuses et les plus probantes... Là où ses illustres prédécesseurs n'avaient produit que de timides suppositions, il a, lui, formulé des principes, établi des certitudes. »
LE DOCTEUR
C'est très bien.
LA BELLEUSE
La suite a rapport...
LE DOCTEUR
Voyons. [Il lit, puis riant.) Hé ! hé! mon jeune an:!, vous ne vous êtes pas oublié...
LA BELLEUSE, SB Uvant^ rou^issaiito Moi.î^
LE DOCTEUR
Oui, vous. (Lisant.) «Avec le concours du jeune et actif docteur La Belleuse, son dévoué secrétaire et collaborateur... »
LA BELLEUSE
J'ai cru...
LE DOCTEUR
C'est bon... Vous avez donc envie de quelque chose?
LA BELLEUSE
Mon Dieu!... {Désignant sa houtonnicre.) Je n'ai, vous le savez, que des ordres étrangers... Et j'ai pensé que la même promotion qui donnerait la cravate rouge