H'BIER
M. FRANÇOIS
JUBIER
Vous m'apportez son mois?...
M. FRANÇOIS
Voilà... (// tire de V argent de sa sacoche et le lui donne.) Quatre-vingts francs.
-lUBIEH
Comment, quatre-vingts francs !... son mois tout sec !... Est-ce qu'elle se figure qu'avec ça je puis vivre et donner quinze francs par mois à la vieille Rosette qui élève notre enfant au biberon !... Oh! mais non!... Je ne me suis pas séparé de ma femme pour ne pas gagner plus que ça!... Enfin, on s'arrangera!... Je vas toujours payer une bouteille. [Allant à gauche et parlant par-dessus la haie.) Hé! madame Jean !... (Aux
autres.) C'est commode d'avoir un débitant comme voisin... Hé !
MADAME JEAN, (le l'autre côté de la haie. Voilà, voilà !
.IIBIEH
Donnez-nous une bouteille de mon ordinaire. .. Deux bouteilles, deux...
MADAME .lEAN
Voilà ! voilà,..
.IIHIER. vouant passer sar la roule Chapo'ix et
Bretonnet.
Hé! les camarades... arrivez... .l'ai reçu mon mois, je régale!...
BRETOIYNET
Sale veinard !...
jiBiER, à Lazarelle., qui vient d'entrer. Vous voulez bien, hein, la bourgeoise... Plus on est de fous, plus on rit...
LAZARETTE
Mais certainement, monsieur Jubier...
JUBiER, à (jui Adèle a donné les bouteilles par-dessus la haie.
Voilà les bouteilles... Merci, Adèle,.. Est-elle gentille, la gamine !
ji. FRANÇOIS, à Adèle, dix-huit nus, jolie, fraîche. Adèle, j'ai à te parler tout-à-riieure.
ADÈLE
Bien, monsieur François. [Elle disparaU. On a débouché les bouteilles.)
JUBIER
Allons! A la santé de ma femme, c'est elle qui régale.
.\1. FHAN(;01S
A la vôtre... Planchot, viens un peu. Jai quelque chose à te dire, à toi et à ta femme. {Aux (inlres.) A tout-à-l'heure. (// sort avec Plauchot. Lazarette était sortie précédemment.)