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II. — La « Somma Lipsiensis

Un e Summa Decreti , composée vers 1 1 86 à Paris ou à Oxford* reproduit l’enseignement de Jean de Faenza. Elle est contenue dans un manuscrit ayant appartenu aux dominicains de Leipzig, et, pour ce motif, a été désignée sous le nom de Sunima Lip siensis 3 .

L’auteur de la Summa écrit :

Hec est distinctio Iohannis •*... Alii distinguant i ta ut idem sit sensussententiae sed brevius dicunt. In tribus casibus nihil accipit ordinatus, puta si fuerit ordinatus a deposito vel [non] in forma ecclesievel ab eo qui non

i. Summa Coloniensis, God. Bamberg., D. IL 17, p. 106.

a. Ibid., p. 107.

3 . Voir F. Schulte, Die Summa Decreti Lipsiensis, p. 37-54. Ce travail donne une description du manuscrit (xm 8 siècle) et de l’ouvrage. L’auteur de la Summa utilisait les œuvres de Jean de Faenza et de Gandulph. Quant à la question qui nous occupe, il donne raison à Jean de Faenza.

Que l’ouvrage ait été composé soit à Paris soit ù Oxford, c’est ce qui résulte du formulaire du fol. 117 b, transcrit par M. Schulte, p. 5 i. On ne s’explique pas que M. Schulte en place la rédaction à Bologne. Lnypothèse la plus vraisemblable est celle de Paris. A la rigueur, l’ouvrage aurait pu être composé à Oxford, où, à cette date, l’existence d’un Studium generale ou université est parfaitement attestée. Cette université a dû son origine à un exode de maîtres et d’écoliers d’abord fixés à Paris. Des textes de cette époque nous montrent la circulation de maîtres et d’élèves qui avait lieu alors entre Bologne, Paris et Oxford. La Summa Lipsiensis constitue un bon exemple de cet enseignement cosmopolite. Voir sur l’enseignement d’Oxford : Hastings Rashdall, The Vniver sities o f Europe in the middle âges, t. II, part. II, p. 3 a 8 et suiv. et p. 344, n. 3 (Oxford, 1890).

La Summa Lipsiensis a été copiée en ia 3 p, pour le couvent des Dominicains de Leipzig. Cette copie a sans doute été faite d’après un exemplaire qui «avait été porté de Paris, par les Dominicains qui ont fondé le couvent de Leipzig. C’est un fait bien établi que les Dominicains ont, à l’origine, préparé leurs lecteurs en théologie à l’Université de Paris.

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