Armée de la Moselle, aux dates
pas recevoir Tordre d'entrer en campagne. Il écrivait au ministre de la Guerre :
Le beau temps arrive et à peine sais-je plus ce que j'ai à faire. Suis-je le maître de faire camper, ou dois-je attendre les ordres du Comité? Puis-je entreprendre sur rennemi, ou faut-il qu'il vienne m'altaquer pour que j'ouvre la campa^me? De bonne foi, après ce qu'on m'a dit et fait connoître, je n'y suis plus et je n'ose pas agir, craignant d'être réprimande; et d'un autre cùlé, je crains d'être attaqué. Dois-je rendre compte tous les jours de mes opérations au Comité, et à toi toutes les décades? C'est ainsi que je Tai conçu...
En marge, de la main de Boucbotte : Demandei* au Comité de jyrendre ceci en considération.
Le Comité allait y couper court. Le 10 mars (20 ventôse), Boucbotte écrivait à Jourdan :
Le Comité de salut public, n'ayant cessé de compter sur ton l^atriotisme et ton dévouement à la cause du peuple, a arrêté cjue tu commanderois en chef l'armée de la Moselle.
Et que devenait Hocbe? On renvoyait comme général €^ïï\ chef à l'armée d'Italie. Était-ce pour lui demander de nouveaux services à Tarmée d'Italie? C'était, nous l'avons dît en parlant de cette armée, un piège qu'on lui tendait pour l'arrêter; car on voulait l'arrêter, et on n'osait le faire îvu sein de cette armée de la Moselle qu'il avait conduite, f^ia'il allait conduire encore à la victoire. La lettre du Ministre aux représentants de l'armée d'Italie pour lui annoncer l'envoi de Hoche est du 10 mars, comme la lettre à Jour- Aan; elle contenait un pli cacheté à lui remettre à son arrivée *; et dans les jours suivants la correspondance se continue entre le général et le Comité : il fallait que Jourdan oùt le temps d'arriver et que Hoche lui transmît les renseignements dont il avait besoin pour prendre le commandeïûent de l'armée. Son arrivée à l'armée d'Italie fut précédée de cet arrêté dont la teneur n'avait pas transpiré :