Séance du 21 août. Moniteur du 24, t. XVH, p
maires. C'est une mesure de police que la Convention nationale n'a pas désapprouvée à Paris, et qu'elle ne désapprouvera pas à Strasbourg, etc.
Il fait allusion aux élections que Ton pouvait croire prochaines après le vote de la Constitution :
J'espère qu'on n'oubliera pas Bentabole ; il s'est toujours conduit en vrai et franc républicain, qui a toujours été au sommet de la montagne; mais Rùhl, mais Arbogast, le plus méprisé et le plus méprisable des hommes ; mais Ëhrman, mais Christiani, deux amphibies à deux masques, sans tète et sans cœur, la commune de Strasbourg se déshonorerait aux yeux des Parisiens, en réélisant ces hommes-là. Vous avez eu et vous avez encore Dentzel au milieu de vous ; vous pouvez le juger, j'en ai été très content pendant mon séjour à Paris; je l'ai toujours vu à la Montagne et dans le vrai sens.
Les Jacobins de Strasbourg ne pouvaient pas manquer de tomber sur Gustine, qu'ils avaient tant prôné jadis; et Laveau en cette circonstance fut leur homme; il travaillait à son procès, rassemblant des pièces contre lui. Est-ce en cela qu'il prétendait risquer lui-même sa tète?
Le jour de l'assassinat de Marat, j'ai reçu trois lettres qui me menaçaient du même sort. Mais aucune main féminine n'a voulu encore enfoncer le poignard dans mon sein.
Encore un martyr manqué! Il ajoutait :
Remettez, je vous prie, les lettres incluses à leur adresse. Notre ami Schneider, qui s'est déprètrisé, devroit bien se marier, afin d'effacer tout à fait le caractère prétendu indélébile.
J'espère que vous nous l'enverrez un jour à Paris. Il le mérite bien par son zèle et les persécutions qu'il a éprouvées.
Il y fut envoyé en effet, et Ton verra comment.
J'embrasse les Jacobins et Jacobines.
Signé : Laveau ^
Les Jacobins se prenaient bien aussi de querelle entre eux à Strasbourg, et Schneider commençait h être attaqué. Edelmann écrivait le 27 août 1793 :