Ibid., p. 3tn
4. Antoine Feit, forestier, fanatique et perturbateur du bon ordre, était simplement condamné à la déportation. {Ibid., p. 39 et 40.)
CH. XXXll. — JUSTICE RÉVOLUT. EN ALSACE 347
KtNz, sa fille, pour correspondance et envoi d'argent à un émigré \
Le 17 (7 décembre), à Bitclie :
Pierre Brossât ou Brossart-Bazinval, ex-noble, aide garde-magasin, « atteint et convaincu d'avoir abattu Tarbre de la liberté à Aubrevillc * ».
Le 21 (11 décembre), à Epfig :
Louis KuuN, ci-devant receveur du cardinal de Rohan et juge de paix, suspect : « il a, dit Faccusation, perverti Tesprit public de la commune, fomenté le fanatisme, favorisé l'aristocratie, en laissant les aristocrates impunément maltraiter les patriotes, tenu, au commencement de la Révolution, des propos incendiaires contre la nation, refusé de vendre son vin, parce qu'il disoit : « Il faut en garder « pour les hussards noirs »; et Joseph Hessel, forestier qui aurait dit : « Grâce a Dieu si les ennemis viennent « une fois, j'aiderai aussi à écraser les patriotes ' ».
Joseph ScHLEGEL (dlllerswiller), pour propos analogues : « lors de l'invasion des hordes d'esclaves sur le territoire (le la République, il a chanté une chanson insultante pour la République, découragé les patriotes et exagéré les progrès de l'ennemi en disant : Restez donc chez vous, on se jette déjà sur eux à Epfig. »
Le 23 (13 décembre), à Schelestadt :
André Gall et Gabriel Engel, * vignerons , âgés de soixante et onze ans, qui avaient dit, Gall : « Les coquins ne régneront pas toujours »; Engel : « Si les Prussiens arrivoient, je sacrifierois volontiers douze à vingt-quatre mesures de vin * ».
J'omets les condamnations à la déportation ou à la dé-