‹ Les reproductions photomécaniques polychromes, sélections trichromes, orthochromatisme procédésChapitre 17 sur 51 · I-IO · texte numérisé non relu

I-IO

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Cet instrument est basé sur la mesure de la durée du DOircissemeut, jusqu'à une teinte type, d'un papier sensible rapide ', esposti à côté du modèle,

i. Ce papier est proliquempnt inaltérable, à condition de le conserrer au sec: sa sensibilité diminue après séjour è l'humidité: par temps humide, ou si on a conservé longtemps le pose-mètre dans la poche, on desséchera le papier en approchant pendant quelque temps le pose-mètre d'un pi>êle chaud. Au delà de la teinte normale, le papier vire au violacé, ce qui permet d'apprécier très exactement l'instant où il dépasse la teinte type.

PRÀTiqUB DB LA.

dans les mêmes conditions d'éclairage ; dire d'une plaque que sa sensibilité Wynae est F/90 équivaut à dire que. l'objectif étant diapbragmé à F/90 et le modèle très éloigné de l'appareil, le temps de pose correct, sans écran, serait égal à la durée de noircissement du papieractinométrique jusqu'à la teinte type.

Le pose-mètre se présente sous la forme d'une montre (fig. 67) et comporte l'actinomètre proprement dit, la réserve de papier sensible, et un cercle à calculs pour la détermination du temps de pose dans les conditions réelles de l'opération. Un disque de papier se présente, par ses bords, derrière une fenêtre radiale, recouverte au repos d'un obturateur en verre Fig. S;.

jaune, et qui est bordée, à droite, de la teinte normale de comparaison, vert-olive, et, à gauche, d'une teinte auxiliaire jaune-verdâtre '.

La plaque étant indiquée, par exemple, comme possédant une sensibilité de F/90, et ayant constaté que le noircissement du papier jusqu'à la teinte type aesigc seize secondes, pour déterminer le temps de pose avec un objectif diaphragmé à F/Sa, on fait tourner sur elle-même la glace, qui entraîne l'une des graduations, jusqu'à amener en regard de ta sensibilité F/90, le temps sens i tome trique 16 se-

1. Le lemps nécessaire pour que te papier sensible atteigne la teinte auxiliaire est le quart du temps qu'il lui faudrait pour arriver à la Icinte normale; on utilise doue cette lelnle auxiliaire quand on opère eu éclairage faible, pour ne pas prolonger démesurément l'essai.

coudes ; en face de l'ouverture du diaphragme à utiliser F/Sa on lit alors le temps correspondant 2, exprimé dans la même unité de temps, soit a secondes *. Ce temps de pose, qui s'appliquerait au cas d'un objet très éloigné, doit être majoré, pour un objet rapproché, suivant les indications du tableau ci-dessous.

^ , . Réductions Taille Agrandiss.

reproduction 0,10 0,26 o,33 o,5o 0,76 12 3 Facteur de correction 1,20 i,55 1,80 2,26 3 4 9 ^^

Si par exemple la reproduction est réduite de un quart (échelle : 0,^5), au temps ci-dessus déterminé, 2 secondes, correspondrait donc un temps de pose de 6 secondes, en l'absence d'écran. Si enfin les coefficients des écrans bleu, vert, rouge et jaune sont respectivement 6, 12, 10 et 5, les temps de pose effectifs devront être 36, 72, 60 et 3o secondes.

Pour un nouvel emploi du pose-mètre, ramener l'obturateur jaune sur la fenêtre, et, en tournant sur elle-même la cuvette arrière du boîtier, amener sous la fenêtre une portion neuve du papier sensible.

124. Pour les reproductions exécutées en lumière naturelle au cours de journées où l'éclairage est constamment variable, on peut encore utiliser le pose-mètre en réglant l'ouverture du diaphragme de telle sorte que. compte tenu des facteurs de correction pour " l'échelle et pour l'écran, le temps de pose soit égal à la

I. Quand on ne trouve pas sur les graduations le nombre voulu on évalue sa position entre celles des deux nombres qui l'encadrent.

PRATIQUB DE LA SÉLECTION S/Jg

durée du noircissement * . Pour passer de la fraction exprimant la sensibilité à la fraction exprimant Touverture du diaphragme, on doit alors multiplier cette fraction par les racines carrées du coefficient de l'écran et du facteur de correction correspondant à Féchelle*.

Les cercles gradués du pose-mètre permettent de trouver, sans calcul, la valeur de l'ouverture corrigée pour récran : amener vis-à-vis du nombre indiquant la sensibilité, lu sur l'échelle extérieure, le coefficient de l'écran lu sur l'échelle intérieure ; en regard du nombre i de l'échelle intérieure on lit alors l'ouverture du diaphragme correspondant à un modèle très éloigné.

On remarquera que la racine carrée du facteur de correction relatif à l'échelle s'obtient en ajoutant une unité à la valeur de l'échelle.

£n admettant les mêmes valeurs numériques qu'à l'exemple précédent, l'ouverture du diaphragme pour lapose sous l'écran vert s'obtiendrait comme suit. Amener devant la sensibilité F/90 la valeur la du coefficient ; et, vis-à-vis le i lire l'ouverture corrigée F/28. Pour faire intervenir l'échelle de réduction, o,j5, multiplier F/28 par 1,^5 ce qui donne F/16, ouverture cherchée.

Si le calcul ainsi fait amenait à une ouverture plus grande que le maximum admissible, on réglerait le diaphragme pour un temps de pose égal à 2, 3 ou 4 noircissements consécutifs du papier actinométrique ; le calcul se ferait comme dans le cas précédent, mais en substituant à la valeur du coefficient, la moitié, le tiers ou le quart de cette valeur.

125. Le pose-mètre est utilisable encore pour l'exécution de négatifs tramés et sélectionnés, à condition de faire intervenir, dans le calcul du temps de pose, un facteur de correction pour la trame uti-

I. L.-P. Clerc. L'emploi du pose-mètre Wynne en éclairag:e variable, Procédé^ décembre 1911, p. 177. (Un modèle de règle à calculs, donnant directement les ouvertures à utiliser, est joint à cette note).

PRATIQUE DB LA séLBGTiON a5l

ment pas annulée par son immersion dans le révélateur, mais seulement atténuée, à peu près dans la même proportion que la sensibilité générale. 11 est donc .prudent de s'habituer à effectuer dans l'obscurité presque complète toutes les manipulations qui n'exigent pas une surveillance effective, telles que chargement et déchargement des châssis, et immersion dans le révélateur «. Jusque et y compris le fixage, les plaques seront protégées de la lumière en munissant de couvercles les cuvettes ou cuves utilisées.

Quelques fabricants de plaques panchromatiques indiquent, pour chacune de leurs émulsions, les durées de développement, dans des révélateurs déterminés et à diverses températures, correspondant soit à une légère atténuation des contrastes, soit à une gradation identique à celle du modèle, soit à un léger accroissement des contrastes. Le mieux est alors de se conformer scrupuleusement à ces indications, ce qui dispense de tout examen des plaques en cours de développement, et évite ainsi tous risques de voile ; la même durée de développement, une fois ^choisie d'après le caractère du sujet, doit être utilisée pour tous les négatifs d'un même jeu, chacun d'eux étant développé dans un bain neui.

En l'absence d'indications aussi précises, le développement chronométré ne peut être employé qu'après détermination préliminaire, sur plaques

I. Quand les plaques sont munies d'un enduit antihalo » ne paa Tenlever ayant déyeloppement, car le mouillage préalable de l'émulsion atténue les contrastes sans proportionnalité et altéré donc réquilibre des divers négatifs.

de la même émuUion, de la durée optima du développement à la température con^dérée, cette durée vanant très notablement d'une fabrication à une autre, et variant aussi en sens inverse de la température (§ 46)- Or le développement indûment prolongé n'exagère pas seulement les contrastes d'ombre et de lumière mais aussi les contrastes de coaleurs, que l'on tolère beaucoup moins aisément. L'essai préliminaire peut être fait en photographiant plusieurs fois le témoin de gris [neutres sur plaques de petit format du même numéro de fabrication que les plaques en service régulier. Développer ces clichés, normalement posés, pendant des temps croissants. La comparaison de ces clichés permet de choisir la durée optima à la température de l'essai, ou de l'évaluer entre celles de deux de ces clichés.

Le contrôle éventuel des clichés en cours de développement, et leur examen critique après achèvement, devront être basés, non sur l'aspect de l'image proprement dite, mais exclusivement sur le rendu de l'échelle de gris neutres utilisée ccmme témoin. Un sujet à coloration dominante, donnerait en eftet sous l'écran complémentaire de cette dominante un négatif presque vide, qui cependant est correct, mais au vn duquel on serait tenté de suspecter un manque de pose ou une insuflisance de développement ; ce sera par e)cemple, toujours le cas sur le négatif du jaune d'après une peinture ancienne jaunie.

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