‹ Les reproductions photomécaniques polychromes, sélections trichromes, orthochromatisme procédésChapitre 27 sur 51 · INTERPRÉTATIONS POLYCHROMES · texte numérisé non relu

INTERPRÉTATIONS POLYCHROMES

170. Généralités^ -^ Les procédés photomécaniques d'interprétation polychrome, malgré la variété considérable des moyens d'exécution, peuvent se ramener à un nombre très restreint de types.

Mentionnons d'abord, mais seulement pour mémoire, les tirages d'héliogravure en couleurs où la distribution des diverses couleurs est faite^ sur une planche unique, par encrages convenablement localisés, ce procédé ne pouvant être considéré comme industriel.

Les seuls procédés que nous ayons à considérer sont ceux dans lesquels on emploie autant de planches d'impression distinctes que de couleurs, l'une de ces planches étant affectée à une impression en gris ou en noir (le plus habituellement une similigravure ou une gravure de trait, quelquefois une phototypie) exécutée directement d'après le modèle, et qui constituera l'élément principal du dessin, donnant à la fois les formes et le clair obscur. Cette planche du noir sert aussi de guide, ou clef, dans l'exécution des autres planches ; pour cela, l'image en est copiée sur autant de feuilles de métal qu'il doit y avoir de couleurs, cette copie étant faite de façon à rester visible au cours des manipulations ultérieures mais sans apporter aucun obstacle à ces manipulations {faux décalques) ,' pour que les images édifiées sur ces faux décalques repèrent avec la clef, il faut évidemment que le négatif ne soit pas pellicule : on emploiera donc, s'il y a lieu, un prisme ou un miroir lors de son exécution.

Pour l'exécution des faux décalques, le métal est habituellement noirci ; le négatif est alors copié (àl*albumine, par exemple) de façon à constituer une réserve, et le

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dant une demi^minute environ, laver soub un jet d'eau et mettre à sécher (L.-P. Glbrg).

On pourrait encore, au moment de remploi, mélanger volumes égaux d'une solution à la o/o de monosulfure et d'eau oxygénée à lo-iâ volumes, ajouter du blanc de Meudon pour constituer une pâte, et frotter la surface du cuivre avec un chiffon imprégné de cette pâte (Ch. Chassang).

Une fois le faux décalque établi, la couche noire sera dissoute dans les parties non réservées par immersion dans une solution à 5 o/o d'acide nitrique additionnée d'environ 5 o/o d'acide chromique.

174. Faux décalques sur métal noirci. — Le faux décalque peut être établi soit d'après le négatif du noir, soit par report d'après le cliché gravé ; le premier mode opératoire est habituellement employé quand l'original a été établi avec son coloris avant la gravure ; le second mode opératoire est surtout em~ ployé quand l'artiste n'a d'abord exécuté que le trait, le coloris étant ultérieurement indiqué sur une épreuve tirée du cliché de trait sur papier d'aquarelle.

La copie sur métal d'après le négatif photographique est exécutée parle procédé à l'albumine, avec encrage et poudrage, comme pour la copie en vue de la morsure d'un cliché de trait ; la coloration noire du métal ne gêne pas, comme on pourrait le craindre, le contrôle du dépouillement.

Pour Texécution des faux décalques par report, on lève habituellement les reports sur la face vernie d'une feuille de papier acier (le papier verni bleu-

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soit par remorsure après encrage au rouleau lisse, soit par travail à la roulette.

Quand les teintes les plus claires sont amenées à rintensité désirée, et qu'elles ont été coiivertes au vernis, les planches sont passées au graveur de trait pour donner aux blancs une morsure de grandcreux. Les planches sont alors nettoyées et on procède au tirage d'états en couleurs, au vu desquels on procède, s'il y a lieu, aux rectifications nécessaires ^

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