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Mélanges de couleurs vues par réflexion

— Lorsque plusieurs couleurs pigmentaires sont déposées successivement sur nn support blanc et opaque, les nuances résultantes, vues par réflexion, diO^rent suivant te mode adopté pour l'étendage

6o coNsiDÉnATieiis sun

régions confondues, ce rose pouvant insensiblement rejoindre soit le l>leu-violet soit le rouge en cas de variation du rapport des surfaces couvertes par l'une et l'autre couleur.

c) Si le domaine de transparence de l'une des conlenrs est entièrement compris]daus le domaine de transparence de l'autre couleur, soit par exemple un rouge transmettant de 5.900 à 7.000 et un jaune transmettant de S.aoo & 7. 000 la superposition matérielle du rouge au jaune donnera le mËme résultat qu'eût donné le même rouge étendu directement sur papier blanc ; dans leur combinaison physiologique, les radiations parvenant à l'œil seront les radiations vertes, jaunes et rouges réfléchies par le pigment jaune, le pigment ronge ne faisant qu'accroître l'intensité des radiations rouges déj& fournies I>ar le pigment janne ; dans ces conditions la nuance résultante sera un orangé, plus ou moins jaune ou plus ou moins rouge, suivant les luminosités et les surfaces respectives de chaque couleur.

d) Si nous considérons enûn deux couleurs pîgmeutaires dont les domaines de transparence chevauchent assez largement, sans que leurs domaines d'absorption aient aucune région commune, soit par exemple un jaime transmettant de 5 aoo & 7.000 et un bleu-vert transmettant dc4-ooo àS.goo, la superposition matérielle de ces couleurs transmettra tontes les radiations comprises dans la région que leurs domaines de transparence ont eu comcnun, soit donc de 5. aoo à 5.900, la couleur résultante étant ainsi un vert d'autant plus pur que les couleurs composantes sont elles-mêmes pins pures ; dans leur combinaison physiologique les radialions ronges et vertes réHéchies par le pigment janne s'ajoutant aux radiations vertes et aux radiations bleuviolet réfléchies par le pigment bleu-vert donnent on vert clair,

Janne Bleu-vert

(Ro uge -I- Ver t) -f- (Bleu-v iolet + Vert)

Blanc -f ~vért = Vert clair

donc presque entièrement et le mélange des couleurs s'y effectuera suivant les lois que nous avons constatées pour le cas de la superposition matérielle des couleurs pigmentaires.

Dans les régions claires, les taches élémentaires de chaque image composante sont très exiguës et très largement espacées ; les éléments constitutifs de chaque image resteront le plus généralement isolés, laissant même encore entre eux d'assez larges intervalles de papier nu ; dans ces régions, le mélange des couleurs s'effectuera donc suivant les lois que nous avons constatées pour le cas de la combinaison physiologique des couleurs pigmentaires.

En particulier, si Ton imprime l'une sur l'autre, avec les précautions nécessaires pour éviter le moirage (§ io8), deux similigravures exécutées en mêmes conditions d'après un même document et encrées chacune avec une encre de couleur différente, la couleur résultante variera des parties foncées aux parties claires, ces variations étant d'autant plus grandes que les bandes d'absorption respectives des encres utilisés sont plus étendues et chevauchent davantage. Cette particularité est d'ailleurs fréquemment utilisée dans l'impression des similigravures en deux tons où sont superposées deux images imprimées, Tune en une teinte foncée ou un noir, l'autre en une teinte claire ; dans les ombres de l'image composite, la nuance résultante se confond à peu de chose près avec celle de l'encre la plus foncée, et, dans les régions claires, la nuance résultante se confond à très peu près avec celle de

en l'autre par dégradations insensibles, la localisation étant faite de telle sorte que, en parcourant la circonférence on rencontre ces couleurs dans l'ordre de succession des couleurs spectrales et que deux couleurs complémentaires soient toujours situées aux extrémités d'un même diamètre ; complétons la circqnférence en y localisant, vis-à-vis les verts dont elles sont les complémentaires, les diverses tonalités qui n'ont pas d'équivalent dans le spectre, soit donc les rouges carminés, le rose vif el les violets rougeàtres (fig, 2^).

Itooo 5ooo 6ooD /"P^

Fig. 03.

Sur chaque diamètre seront distribuées les couleurs résultant du mélange en diverses proportions des deux couleurs terminales de telle façon que, si l'on suppose attachées aux deux extrémités du dit diamètre des poids proportionnels aux quantités des couleurs employées au mélange, le point figuratif du dit mélange soit au centre de gravité du système (règle de Newton).

dérer ua diamètre, nous pouvoDs dous bon dérer les nuances distribuées sur chaque rayon c résultant du mélange de la couleui' périphérique et du noir, suivant la même l'esté que ci-dessus (fig. a5 b) ; en effet, une nuance intermédiaire formée par exemple de ao o/o de rose et de 80 0/0 de vert peut être considérée comme formée de ao 0/0 de rose et 30 0/0 de vert, constituant ensemble 4o 0/0 de noir, et 60 0/0 de

"' .■ -.o i« 3o -'a de Van

%rfB«DBO

-•oJ.ir.rt

Si celte distribution est effectuée successivement sur tous les diamètres, chaque cercle concentrique présentera toutes les nuances résultant de l'addition d'un même pourcentage de noir aux couleurs saturées situées sur la circonférence extérieure.

La propriété caractéristique d'un cercle chromatique ainsi établi est que la ligne droite qui joint deux coulears quelconques prises dans ce cercle rencontre tous ies mélanges que l'on peut former au moyen de ces deux couleurs, leur distribution sur cette droite étant régie par la même loi utilisée à la construction du cercle (fig- aS a).

En particulier le mélange du jaune pur et du bleu vert donne toutes les nuances situées sur la droite J B qui joint les points correspondant à ce jaune et à ce bleu-vert ; nous voyons ainsi schématisé le fait que le mélange à parties égales de ces deux couleurs, même supposées idéalement pures et saturées, puisque choi-

circonférence extérieure, ne pourra pas :rl pur et saturé mais seulement un vert une certaine proportion de noir, 5o o/o dans guré (âg. 2^), mais qni cependant ne nous î renfenuer que i3 o/o de noir (§ ig: iig. lô). niner les mélanges de trois couleurs, soit ? le rose R en sus du jaune et du bleu-vert éréa, il nous sufllra de mélanger le rose à

mélanges de jamie et de bien-vert déjà par la droite précédemment envisagée ; ces ; trouveront dans le cercle sur les diverses joignent k point Qguranl le rose aux divers . droite J B ; on voit ainsi que tous les mélibles des couleurs J, R et B sont ligures k In triangle J R B. Si donc nous voulons, par

de trois couleurs seulement, obtenir le □ombre possible de nuances, les trois couint être choisies sur la circonférence exté- :11e sorte que le triangle qui les joint ait la B surface possible, et soit donc un triangte En fait, nous savons qu'il n'existe pas de gmentaires pnres et saturées (§ i6),mais du ^OQS-nous choisir, parmi ies couleuis dont ons, celles se rapprochant le plus des coûts ainsi délinies. Nous savons d'ailleurs déjà que les couleurs se prêtant le mieux à ces ant en raison de la faible étendue de leurs isorption que du fait de leur pureté relative, iément le jaune pur, le hleu-verl et le rose lent complémentaires des trois lumières 'imaires; pratiquement on peut considérer, 'approchant au mieux des conditions impoiileurs figurées respectivement en J' R' et B', sent encore un triangle relativement étendu ; int à ces couleurs des pigments de nuances ectes et d'une moins grande pureté, telles et B" ou voit que l'aire du triangle se réduit lement et l'on peut prévoir d'assez grandes lans le rendu des verts et des violets.

LA NOTION DE COULEUR Jl

On pourrait constituer de façon analogue et suivant les mêmes règles un cercle chromatique correspondant aux mélanges de lumières colorées, le centre du cercle étant alors occupé par du blanc.

PRINCIPES DU PROCEDE TRIGHROME j3

groupes, sans nous occaper de savoir si, dans la couleur complexe que nous voulons reproduire, ils intervenaient complets et avec leur composition normale.

Le nombre de ces groupes artificiels peut même être extrêmement réduit ; il sufiit d'en former trois pour que le résultat de la double opération d'analyse et de synthèse soit, en pratique, pleinement satisfaisant.

31. Sélection trichroxne. — Si, sur des plaques de sensibilité appropriée, on photographie trois fois, en lumière blanche, un même objet polychrome au travers d'écrans respectivement bleu-violacé, vert et rouge, se partageant à peu près également les radiations du spectre visible, on constate des différences très marquées entre les trois clichés obtenus. Si les blancs, les gris neutres et les noirs sont rendus en mêmes valeurs sur les trois clichés quand les temps de pose ont été correctement proportionnés, les couleurs y sont traduites de façons très différentes.

Un jaune pur et saturé, par exemple, qui renvoie la presque totalité des radiations rouges et vertes, mais absorbe les radiations bleues de la lumière incidente, sera photographié comme le serait un gris très clair au travers des écrans rouge et vert, comme un noir au travers de l'écran bleu. Un vermillon, qui renvoie la majeure partie des radiations rouges et absorbe les radiations vertes et bleues, sera traduit comme un gris clair au travers de l'écran rouge, et comme un noir au travers des deux

Reprod. photoméc. polychromes 5

I,n Terl-jaoEe. 'qci r«ivoi« une M r^d'iAÛOD* veriei et ont petite atioQf roazc^. nuls abMirbe à |iea ni le: radiation? bleoes. ?en reoila

a&^frz clair aa travers de l'écrao l^m morea aa traverâ de lécrvn un Doir aa travers de L'écraa bien.

entre les clichés sobsUteroDt, bien !^es, poar tes teintes claires, rom-

Ainsi, par exemple, an blea ciel, :s les radiatioDS mais avec prédo- 1, sera photographié à peu prés m blanc aa travers de l'écran bleu, s clair au travers des deox antres -uiyrthe. qui renvoie an peu des

en éteignant toutes les autres, sera Tie valeur qu'nn gris foncé an trarert, el qu'on noir au travers des

ddîtive. — Supposons que trois diacs négatifs ei-dessus décrits, soient dans ane lanterne de projection, les Ls de telle sorte que les trois ima^s at, puis que, sur chacun des faisceaux ces lanlcmes, ou intercale l'écran au Hé obtenu le cliché correspondant ; actives des trois llux lumineux devront a tclic façon que, en l'absence des lélange des trois lumières prodoise lc, ou tout au moins un éclairage sans able.

: correspondant A des blancs purs do faisceaux colorés, transmis à leor par les diapositives, transparentes

PBINaiPBI DU PHOGBDB TRIGHROMB ^5

dans les images de ces blancs, reconstitueront sur l'écran de la lumière blanche. L'image d'un gris neutre doit avoir la même densité sur les trois diapositives, si celles-ci sont correctement équilibrées ; les trois faisceaux, étant ainsi affaiblis dans la même proportion, reconstitueront encore de la lumière blanche mai^ atténuée, dontiant la sensation du gris par contraste avec les blancs purs. Un noir du modèle est traduit par une opacité sur les trois diapositives, qui ne laisseront donc arriver aucune lumière aux points correspondants du tableau .

Si nous considérons maintenant diverses couleurs du modèle, nous pouvons nous rendre compte qu'elles sont aussi reproduites , de façon satisfaisante, avec leurs nuances et leurs modalités.

Les images d'un objet jaune pur étant également transparentes sur les diapositive» chargées de la distribution des lumières rouge et verte, mais opaque sur celle qui est placée dans le faisceau de lumière bleue, le mélange des lumières rouge et verte qui parviennent seules aux points correspondants du tableau, reconstituera précisément du jaune, d'autant plus brillant que la nuance primitive était plus pure. L'image d'un vermillon est transparente sur la diapositive projetée en lumière rouge, opaque sur les deux autres ; l'image est donc formée sur le tableau par de la lumière rouge seulement. Limage d'un objet vertrjaunâtre est transparente sur la diapositive projetée en lumière verte, peu transparente sur celle traversée par la lumière rouge, et opaque sur l'autre ; sur le tableau cet objet sera donc reconstitué par de la lumière verte, nuancée de jaune par son mélange à un peu de lumière rouge.

L'image d'un bleu ciel est complètement transparente sur la diapositive de l'écran bleu, et un peu moins transparente sur les deux autres ; dans le mélange des trois faisceaux lumineux, le bleu sera donc en léger excèis, et on reconstitue ainsi un bleu lavé de beaucoup de blanc. L'image d'un vert-myrthe est opaque sur les diapositives distribuant les lumières rouge et bleue^ on

^ C(Mrsn>fatATIOH8 Bm UL nUGHROMIB

heaaconp plas importante, ao point de Yue industriel, que ne l'est la synthèse additive.

Le rôle des coaches colorées superposées est d'absorber en chaque point de T image, supposée tonjoors examinée en lumière blanche, celles des radiations quen'émettait pas l'objet considéré ; chacune des couleurs doit donc avoir, pour domaine d'absorption, l'étendue spectrale transmise par Técran correspondant, dont elle doit ainsi être la complémentaire, aussi pure et aussi saturée que le permettent les colorants ou les pigments dont nous disposons *. Ainsi, par exemple, limage tirée du négatif exécuté sous Técran vert doit être constituée par un colorant ou un pigment rose, transmettant ou diffusant toutes les radiations de la lumière blanche non transmises dans Técran vert, soit donc la totalité des radiations bleu-yiolet et des radiations rouges. Les divers points du modèle ont, en effet, d'autant moins agi au travers de Técran vert qu'ils émettaient moins de radiations vertes, et par conséquent l'image positive, tirée de ce négatif, présente la plus grande densité dans les régions qui n'émettaient aucune radiation verte ; le pigment utilisé à constituer cette image doit donc absorber les radiations vertes, et celles-là seulement.

Nous désignerons par la suite chacun des négatifs sélectionnés, non plus par la couleur de l'écran utilisé à la sélection, mais par la couleur du pigment à

I. Le vocabulaire technique anglais désigne de façon très expres- Hive les couleurs à utiliser pour l'impression par les dénominations « minus green », n minus blue », et minus red », à traduire comme lumière blanche privée de ses radiations vertes, ou bleues, ou rouges.

PRINCIPES DU PROGÂDÂ TRICHROMB 79

employer pour l'impression du positif coppespondant.

Groupes de radiations Écran Désignation Pigment empl, spectrales

sélecteur

du à rimpression transmises (ou diffusées)

négatif du positif par le pigment

Bleu violacé négatif du Jauue Jaune Vert et Rouge

Vert pur négatif du Rose Rose Rouge et Bleu-viol.

Rouge nég. du Bleu-vert Bleu-vert Bleu-viol, et Vert

36. Supposons que Ton ait superposé tpois images pelliculaires, obtenues par teinture de reliefs en gélatine dans des colorants appropriés, ces images ayant été produites au moyen des mêmes négatifs sélec<* tionnés précédemment considérés (§ 3i).

Ces trois pellicules sont incolores dans les régions correspondant à des blancs purs du modèle ; leur superposition en repérage reconstituera donc bien le blanc. Un objet noir sera, sur chacune des pellicules, représenté par le colorant à son maximum d'intensité ; la superposition des trois couches colorées, si les colorants choisis absorbent effectivement chacun un tiers du spectre, ne laissera passer i^ncune radiation, toute radiation traversant deux des couches superposées étant nécessairement absor* bée par la troisième. Les images d'un gris neutre doivent être au même degré de saturation sur les trois pellicules ; si les intensités respectives de coloration des trois pellicules sont correctement équilibrées, Tabsorption due à leur superposition sera la même pour toutes les radiations visibles ; on aura donc bien ainsi reconstitué un gris neutre.

L'image d'un objet jaune sera représentée par du

PRINCIPES DU PROGBDé TRICHROBfB 8l

Quand on tente celte reproduction on constate que, dans rimage obtenue, le spectre est divisé en cinq teintes plates : les trois régions dont chacune n'est transmise que par l'un des écrans sélecteurs sont représentées par la couleur de l'écran correspondant. Les deux bandes intermédiaires sont rendues différemment suivant que les domaines de transparence des écrans ont, ou non, des parties communes. Si les écrans chevauchent, la couleur des bandes intermédiaires est celle résultant du mélange des lumières transmises par les deux écrans intéressés, soit donc bleu-vert pour Tune et jaune pour l'autre. Si les écrans ne chevauchent pas, les bandes intermédiaires sont noires.

De par son principe même, la photographie trichrome ne peut reproduire une couleur plus simple que celles des écrans employés à V analyse. Cette impossibilité est d'autant moins gênante que les couleurs simples n'existent pas dans la nature : l'arc-en-ciel, ainsi que les couleurs d'interférence et de polarisation, s'écartent déjà suffisamment des radiations simples pour pouvoir être reproduits en conditions satisfaisantes.

38. Défauts systématiques des reproductions photomécaniques trichromes. — Les variations de nuance sont toujours plus aisément perceptibles que les variations de luminosité ; aussi, les défauts inhérents à toute reproduction, qui passent inaperçus dans le cas d'images monochromes, deviennent-ils choquants dans la reproduction trichrome où ils peuvent se manifester par des erreurs de coloration dès que, à une phase quelconque des opérations, l'équilibre est rompu entre la gradation des trois images.

Les nombreux et importants progrès réalisés dans la sensibilisation chromatique des plaques et dans rétablissement des écrans permettent maintenant

Sa GONSIDIB RATIONS SUR LA TRIGHROMIB

d'obtenir presque automatiquement une sélection parfaite, dont témoignent en particulier les photographies en couleurs obtenues sur plaques autochromes. La synthèse par superposition de pigments a, comme la synthèse additive, fait depuis longtemps ses preuves : à l'Exposition universelle de 1900, de merveilleux résultats, obtenus au moyen de procédés ne permettant aucune retouche, étaient présentés par MM. Lumiârb (teinture de pellicule de gélatine) et par MM. Vallot (procédé dit « au charbon »).

La synthèse photomécanique, malgré des progrès considérables, n'a pu donner encore avec la même automaticité des résultats aussi parfaits.

L'une des principales causes des erreurs d'interprétation de l'impression photomécanique trichrome réside dans la nuance défectueuse du plus grand nombre des encres actuellement utilisées pour l'impression.

D'autre part, les impressions photomécaniques ne donnent pas d'images à modelés continus, mais des images constituées par des éléments discontinus» et, dans ces conditions, on sait (§ 26 et aj) que les mélanges en mêmes proportions de deux couleurs ne donnent pas la même nuance suivant que l'on considère des teintes claires, formées de petits éléments isolés qui se juxtaposent plus qu'ils ne se recouvrent, ou des teintes saturées, dans lesquelles il y a superposition effective des pigments .

Une boutade un peu sévère assurait, il y a quelque vingt ans, que les seuls sujets convenant à la trichromie étaient les pommes et les perroquets,

perroquets. Nous n'en ■ommes heureusement plus là I On ne doit cependant pas attendre des impressions ptioto mécanique s trichrdmes des fae-simile rigoot^ux des documents reproduits. Une reprodootion exécutée par d'autres moyens et avec d'autres matières ne peut jamais être qu'approximative ; on évitera facilement les anomalies choquantes, et on se proposera d'atteindre an résultat plaisant, quitte & sacrifier à l'effet d'ensemble l'exactitude de quelques menus détails.

39. Emploi d'une quatrième impression. — A supposer même qlie l'équilibre nécessaire entre les trois images ait été maintenu pendant la préparation des clichés photographiques et des planches d'impression, cet équilibre est diflicile à conserver au cours de l'impression, et cela d'autant plus qiie les encres employées sont de nuances plus pures, car la moindre disproportion dans l'intensité des trois images superposées suffit alors à faire apparaître, sartont dans les teintes neutres, des dominantes choquantes .

Les risques de rupture d'équilibre s'accroissent évidemment beaucoup dans le cas d'impressions rapides et peu soignées.

On tourne habituellement cette diOiculté par nne quatrième impression, le plus habituellement noire ou grise ; les teintes neutres étant dès lors constituées par un gris vrai que l'on se borne à nuancer par apport d'une, ou au plus de deux autres couleurs, il

% fjr/%^SiZ»fJiJkTlO%* STB Uk TmiCHBOMIK

devi^'rDt fÀeile d'obtenir des résultats onifonnéineat »ati.%faUaQt5,

On a, sartoot en Allemagne, abasé de la qaainérne impression en noir par, alourdissant et a5^M>mbrissant ainsi systématiquement tontes les impressions en similigraTnrc polychrome. Cette pratique doit plutôt être considérée comme occa- «donnelle, et, le plus habituellement, si le sujet ne comporte pas obligatoirement de noirs purs d'une certaine étendue, une impression grise fournit le correctif désiré sans assombrir l'image comme le ferait une impression noire.

Les arguments le plus fréquemment invoqués pour justifier une quatrième impression, noire on ^^e, sont généralement ceux d'imprimeurs insuffisamment maîtres de leurs machines, et les plus beaux sj^écimens d'impressions photomécaniques polychromes de ces dernières années ont été obtenus par l'emploi de trois couleurs seulement. 11 serait donc à souhaiter que les intéressés, éditeurs, photograveurs et im primeurs, arrivent à se convaincre que l'emploi d'une quatrième impression doit être limité aux seuls cas où elle est vraiment indispensable, et que ces cas sont assez rares, du moins s'il y a accord effectif entre le photograveur et Timprimeui' en ce qui concerne le choix des encres à utiliser pour l'impression.

Le négatif photographique qui sera employé à établir la planche dlmpression en gris ou en noir ne doit avoir enregistré que les contrastes de luminosité, à l'exclusion des contrastes de couleurs ; toutes les couleurs de même éclat doivent donc y

PRINCIPES DU PaOGÉDé TRIGHROMB 85

être inscrites avec la même intcHsité, et les conditions opératoires idéales seraient celles qui assureraient un noircissement uniforme du cliché dans toute rétendue du spectre visible .

Cette condition étant pratiquement irréalisable, on utilise à Fobtention de ce cliché un écran jaune, atténuant Tactivité surabondante des radiations bleuviolet, et, pour éviter de multiplier plus qu'il n'est absolument nécessaire le nombre des écrans en service, on emploie souvent pour ce travail le même écran utilisé à l'interprétation orthochromatique en noir d'un sujet polychrome.

Dans le cas d'emploi d'une planche de gris ou de noir, on estnécessairementamené à compenser, sur chacun des monochromes colorés, le gris fourni directement et que, sans cette addition, chacune des autres images élémentaires aurait contribué à former. Bien que divers procédés aient été indiqués pour réaliser automatiquement cette correction par voie photographique, c'est habituellement par retouches manuelles que cette compensation est assurée.

40. Emploi des divers procédés photomécaniques. — Les reproductions photomécaniques trichromes ont été pendant longtemps le monopole de la similigravure, imprimée typographiquement, sauf quelques tentatives isolées d'application de la phototypie.

Les progrès récents des impressions métallographiques, dus à l'introduction des machines rotocalcographiques (ou oj^se/), reportant sur papier l'image reçue sur un blanchet de caoutchouc, ont permis à

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