FIGURE
Rat porteur sain de barilles pesteux, Pas de ganglions, Bacilles dans la rate donnant la peste à la souris (opposition clinique avec la fig, 2).
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<xaminés en 1921-22, 2 rats en 1922 et 3 en 1923, tous les autres arrivaient vivants au laboratoire. Ils étaient bien portants, ils avaient l'œil vif, le poil luisant, et ils vivaient très bien en cage à condition d’être bien nourris, [Il n’y avait pas de bubons, pas de fièvre, aucune manifestation morbide quelconque, et pourtant,-ils présentaient à l’autopsie des bacilles dans ke foie et dans la rate. Leur température n’a pas pu être prise, mais ils n'avaient en rien l’aspect des animaux fébricitants. On ne saurait mieux comparer leur état, dit M. Tanon, qu'à celui des chèvres atteintes de mélitococcie et chez lesquelles rien ne décè!e l'infection. Doit-on conclure qu’ils n'auraient pas pu succom- Ler.à la maladie ? Nullement. Les 9 rats qui ont été recueillis morts étaient venus mourir près des habitations, mais ils ne présentaient aucune lésion apparente, pas même de.bubons, et ils n'avaient pas été vus, auparavant, rôdant près de lendroit où ils venaient mourir. Par ailleurs, ceux qui ont donné le plus de bacilles étaient des animaux très bien portants en apparence, el pris au piège. :
L’anatomie pathologique est aussi fruste, et il est surprenant de trouver, chez des rats dont lPexamen de la rate montre de nombreux bacilles de Yersin, tous les organes sains. Le plus souvent, Fexamen le plus minutieux ne permet pas de suspecter Ja maladie. Les bubons sont rares. Ils n’ont été trouvés que six fois : Rte les 29 cas positifs de 1921-1922, et encore étaient-ils si petits qu'il était difficile de les sectionner propre-
nent pour en faire un étalement. Leur volume était, au