B) AU POINT DE VUE PROPHYLACTIQUE
Il s'ensuit que :
1° En cas de peste déclarée, il ne faudra pas, pour combattre l’épidémie, se contenter de renforcer les barrières sanitaires; souvent l’origine de l’épidémie se trouvera à l’intérieur de l’agglomération. car l’importation d’un cas de peste n’est pas indispensable.
2° Il est nécessaire d’établir dans tous les ports un laboratoire spécialisé chargé de la capture régulière et de l’examen des rats pendant toute l’année. De tels laboratoires existent à Paris, où il fonctionne depuis: 2 ans, à Dakar, au Maroc (D Colombani et Renaud),
et dans quelques villes étrangères.
3° En outre, dans nos possessions africaines, il est indispensable de faire l'examen bactériologique de tous les ganglions, chez les indigènes qui en sont porteurs. £ Ces mesures nous paraissent nécessaires pour
éviter les retours offensifs de la peste dans les régions où cette maladie tend à devenir endémique. « La
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peste, dit Kermogant, n’est pas, comme le choléra, un ; fléau qui passe; là où elle s’installe, elle prend pied pour plusieurs années. » Aussi, quelque onéreuses que puissent paraître les mesures prises préventivement, Les
elles se traduiront, somme toute, par une économie me d'argent et de vies humaines. - ;
Vu Bon à imprimer : Vu et PERMIS d'imprimer ri Le Président de Thèse, Le Recteur de l'Académie de Paris, TEISSIER. | APPELL.
Vu Le Doyen, -ROGER.