SCÈNE III
Les hêhes, MARIE.
(Au moment où les alg^uazils «^emparent de Fontanarès, Marie parait en novice, accompag^née d^un moine et de deux sœurs.)
MARIE , au vice-roi.
Monseigneur, je viens d'apprendre comment en voulant préserver Fontanarès de la rage de ses ennemis, je l'ai perdu ; mais on m'a permis de rendre hommage à la vérité : j'ai remis moi-même à Quinola mes pierreries et mes épargnes... (Mouvement chez Lolhunaiaz. ) Elles m'appartenaient , mon père , et Dieu veuille que vous n'ayez pas un jour à déplorer votre aveuglement !
QDiNOLA , se débarrassant de son manteau.
Ouf! je respire à l'aise.
FONTANARÈS. /( plie Ic çenou devant Marie.
Merci , brillant et pur amour par qui je me rattache au ciel pour y puiser l'espérance et la foi ! Vous venez de sauver mon honneur.
VARIE
N'est il pas le mien? La gloire viendra.
FONTANARÈS.
Hélas ! mon œuvre est dispersée en cent mains avares qui ne la rendraient que contre autant d'or qu'elle en a coûté. Je doublerais ma dette et n'arriverais plus à temps. Tout est fini.
lU QUIMOLA.
pAosTiNE , à Marie.
Sacrifiez -vous, et il est sauvé.
■ARIC.
Mon père? Et tous, comte Sarpi f... (^par(. )J*eii mourrai!... ( ffam. ) Gonsenlez-vous à douoer tout ce qu'exige la réussite de l'entreprise faite par le seigneur Fontanarès? à ce prix «.je vous obéirai, mon père. •• {À Fausline.) Je me dévoue , madame !
FAUSTINE
Vous êtes sublime, mon ange... {J part.) Ten suis donc enfin délivrée!
FONTANARÈS.
Arrêtez , Marie! j*aime mieux la lutte et ses périls , j'aime mieux la mort que de vous perdre ainsi.