‹ Les ressources de Quinola: comédie en cinq actes, en prose, et précédée d'un prologueChapitre 107 sur 132 · ACTE IV, SCÈNE VI. il · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VI. il

FONTANARÈS.

Bah! Marie, c'est l'espérance , elle a réchauffé mon âme. Oui , je réussirai.

QuiNOLA, à part,

Monipodio n'est plus là... (Haut.) Un raccommodement, monsieur, est bien facile avec une femme qui s'y prête aussi galamment que madame Brancador.

FONTANARÈS.

Quinola !

QDINOLA.

Monsieur, vous me désespérez! Voulez-vous combattre la perfidie d'un amour habile* avec la loyauté d^un amour aveugle? J'ai besoin du crédit de madame Brancador pour me débarrasser de Monipodio, dont les intentions me chagrinent. Gela fait, je vous réponds du succès, et vous épouserez alors votre Marie.

FONTANARÈS.

Et par quels moyens ?

QUINOLA

Eh ! monsieur, en montant sur les épaules d'un homme qui voit comme vous, très-loin, on voit plus loin encore. Vous êtes inventeur, moi je suis inventif. Vous m'avez sauvé de... vous savez? Moi je vous sauverai des griffes de l'envie et des serres de la cupidité. A chacun son état. Voici de l'or, venez vous habiller, soyez beau, soyez fier, vous êtes à la veille du triomphe. Mais, là, soyez gracieux pour madame Brancador.

FONTANARÈS.

Au moins, Quinola, dis-moi comment?

QUINOLA

Non, monsieur, si vous saviez mon secret, tout serait perdu, vous avez trop de talent pour ne pas avoir la simplicité d'un enfant...

(Ils sortent.) (I.C théâtre changée et représente les salons de madame Brancador.)

ilt QIIINOLA.

Page 1