‹ Les ressources de Quinola: comédie en cinq actes, en prose, et précédée d'un prologueChapitre 27 sur 132 · ACTE I, SCàNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCàNE I

MONIPODIO.

Tu es là dans le vrai.

QUIMOLA.

A Valladolid, un matin , mon maître, las du combat, a failli partager avec un savant qui ne savait rien... je vous Tai mis à la porte avec une proposition en bois vert que je lui ai démontrée, et vivement.

MONIPODIO.

Mais comment pourrons-nous gagner honnêtement une fortune?

QUINOLA

Mon maître est amoureux. L'amour fait faire autant de sottises que de grandes choses ; Fontanarès a fait les grandes choses, il pourrait bien faire les sottises. Il s'agit, à nous deux, de protéger notre protecteur. D'abord, mon maître est un savant qui ne sait pas compter...

MOMIPUDIO.

Ob! prenant un maître, tu l'as dû choisir...

QUINOLA

Le dévouement, l'adresse, valent mieux pour lui que l'argent et la faveur, car, pour lui, la faveur et l'argent seront des irébuchets. Je le connais : il nous donnera ou nous laissera prendre de quoi finir nos jours en honnêtes gens.

MONIPODIO.

Eh ! voilà mon rêve.

QUINOLA

Déployons donc, pour une grande entreprise, nos talents jusqu'ici fourvoyés. Nous aurions bien du malheur si le diable s'en fâchait.

MONIPODIO.

Ça vaudra presque un voyage à Gompostelle. J'ai la foi du contrebandier : je tope.

QUINOLA

Tu ne dois pas avoir rompu avec l'atelier des faui: monnayeurs, et nos ouvriers en serrurerie.

40 QUINOLA

HOFflPODlO.

Dame! dans Fintérêt de TÉtat...

QUINOLA

Mon maître va faire construire sa machine, j 'aurai les modèles de chaque pièce, nous en fabriquerons une seconde...

MONIPODIO.

Quinola?

QUiNOLA.

Eh bien?...

(Paquita m montre au balcon.)

Tu es le grand homme !

QUINOLA

Je le sais bien. Invente et tu mourras persécuté comme un criminel, copie et tu vivras heureux comme un sot! Et d*ailleurs, si Fontanarès périssait, pourquoi ne sauverais-je pas son invention pour le bonheur de inhumanité ?

> MONIPODIO.

D'autant |fus que, selon un vieil auteur, nous sommes l'humanité... Il faut que je t'embrasse*..

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