‹ Les ressources de Quinola: comédie en cinq actes, en prose, et précédée d'un prologueChapitre 4 sur 132 · QUINOLA · texte numérisé non relu

QUINOLA

QuiNOLA , au capitaine.

Voilà donc comment vous respectez le droit des gens ! Ëcoutez, monseigneur, vous êtes bien haut, je suis bien bas, avec deux mots, nous allons nous trouver de plainpied.

LE CAPITAINE

Tu es un drôle très-drdle.

QDiNOLA le prend à part, N*êtes-vous pas le cousin de la marquise de Mondéjar ?

LE CAPITAINE

Après?

QUINOLA

Quoiqu'on très-grande faveur, elle est sur le point de rouler dans un abime... sans sa tète.

LE CAPITAINE

Tous ces gens-là font des romans!... Ëcoute : ta es le vingt-deuxième, et nous sommes au dix du mois, qui tentes de .s'introduire ainsi près de la favorite pour lui soutirer quelques pistoles. Détale... ou sinon...

QUINOLA

Monseigneur, il vaut mieux parler à tort vingt-deux fois à vingt-deux pauvres diables , que de manquer à entendre celui qui vous est envoyé par votre bon ange ; et vous voyez, qu'à peu de chose près... (t7 ouvre son manteau) j'en ai le costume.

LE CAPITAIIIE.

Finissons! quelle preuve donnes-tu de ta mission?

QUINOLA lui tend une lettre.

Ce petit mot , remettez-le vous-même pour que ce secret demeure entre nous, et faites-moi pendre si vous ne voyez la marquise tomber en pâmoison à cette lecture. Croyez que je professe, avec l'immense majorité des Espagnols, une aversion radicale pour... la potence.

LE CAPITAINE

Et si quelque femme ambitieuse t'avait payé ta Tie pour avoir celle d'une autre?

Page 1