ACTE II, SCÈNE II. 6f
SAKPI.
Votre argent?
AVALOROS* '
Non y mon attention à Taffaire.
SARPI
Si le vaisseau marche, tous voulez être à Fontanarès ce qu'Améric est à Christophe Colomb.
AVALOROS.
ITai-je pas là dans ma poche de quoi payer dk hommes de génie?
Comment vous y prendrez-vous ?
AVALOROS.
L'argent, voilà le grand secret. Avec deTargentà perdre, on gagne du,temps ; avec le temps tout est possible; on rend à volonté mauvaise une bonne affaire; et, pendant que les autres en désespèrent , on s'en empare. L'argent, c'est la vie; l'argent, c'est la satisfaction des besoins et des désirs : dans un homme de génie » il y a toujours un enfant plein de fantaisies, on use l'homme et l'on se trouve tôt ou tard avec l'enfant : l'enfant sera mon débiteur, et rhomme de g^e ira en prison.
SARPI
Et où en êtes-vous?
AVALOROS.
Il s'est défié de mes offres , non pas lu! ; mais son valet, et je vais traiter avec le valet.
SARPI
Je vous tiens : j'ai l'ordre d'envoyer tous les vaisseaux de Barcelonne sur les côtes de France; et, par une précaution des ennemis que Fontanarès s'est fait à Valla> dolid , cet ordre est absolu et postérieur à la lettre du roi.
AVALOROS.
Que voulez-vous dans l'affaire?
SARPU
Les fonctions de grand maître des constructions navales?...
6S QUINOLA
AYALOBOS. ,
Mais que reste-t-il donc alors?
SARPI. '
La gloire.
AYALOROS.
Finaud!
SARPI
Gourmand !
AYALOROS.
Chassons ensemble, nous nous querellerons au par* tage. Votre main?... (Â parL) Je suis le plus fort, je tiens le Yice-roi par la Brancador.
sARPi, à part.
Nous TaYons assez engraissé, tuons-le, j'ai de quoi le perdre.
AYALOROS.
Il faudrait aYoir ce Quinola dans nos intérêts, et je Tai mandé pour tenir conseil aYec la Brancador.