ACTE III, SCÈNE IT
laistterais peut-être aller; mais il faut gagner ma commission, la dot de ma fille. {Haut.) Vraiment je vous aime beaucoup, tous me plaisez...
QuiNOLA, à part.
Dire qu'on aurait un procès criminel si on l'étranglait.
FONTANARÈS.
Vous êtes de fer, je serai comme Tacier.
MATHIEU M AGI s.
Qu'est-ce, monsieur?
FONTANARÈS.
Vous resterez avec moi, malgré vous.
MATHIEU HAGIS.
Non, je veux mes capitaux et je ferai plutôt saisir et vendre toute cette ferraille.
FONTANARÈS.
Ah ! vous m'obligez donc à repousser la ruse par la ruse. J'allais loyalement!... Je quitterai, s'il le faut, le droit chemin, à voire exemple. On m'accusera, moi ! car on nous veut parfaits! Mais j'accepte la calomnie. Encore ce calice à boire. Vous avez fait un contrat insensé, vous en signerez un autre, ou vous me verrez mettre mon œuvre en mille morceaux, et garder, là, {il se frappe le cœur) mon secret.
MATHIEU HAGIS.
Ah! monsieur, vous ne ferez pas cela. Ce serait un dol, une friponnerie dont est incapable un grand homme.
FOKTANARÈS.
Ah ! vous vous armez de ma probité pour assurer le . succès d'une monstrueuse Injustice.
MATHIEU MAGIS
Tenez, je ne veux point être dans tout ceci, vous vous entendrez avec don Ramou, un bien galant homme à qui je vais céder mes droits.
FONTANARÈS.
Don Ramon !
JOINOLA.
Celui que tout Barcelonne vous oppose.