‹ Les Ressources de Quinola comèdie en cinq actes, en proseChapitre 81 sur 134 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

Je ne me plains pas, je suis fait à la détresse. Mais où prendre cent sequins? Vous devez à des ouvriers, à Carpano le maître serrurier, à Coppolus le marchand de fer, d’acier et de cuivre, à notre hôte qui , après nous avoir mis ici moins par pitié que par peur de Monipodio, finira par nous en chasser , nous lui devons neuf mois de dépenses.

FONTANARÈS.

Mais tout est fini !

Mais cent sequins?

FONTANARÈS.

Et pourquoi, toi si courageux, si gai, viens-tu me chanter ce de Profundis ?

C’est que pour rester à vos côtés, je dois disparaître.

FONTANARÈS.

Et pourquoi ?

Et les huissiers donc? J’ai fait pour vous et pour moi, cent écus d’or de dettes commerciales, qui ont pris la forme , la figure et les pieds des recors.

FONTANARÈS.

De combien de malheurs se compose donc la gloire !

Allons, ne vous attristez pas. Ne m’avez-vous pas dit qu’un père de votre père était allé, il y a quelque cinquante ans au Mexique avec don Cortez : a-t-on eu de ses nouvelles?

FONTANARÈS.

Jamais 1

Vous avez un grand-père?... vous irez jusqu’au jour «le votre triomphe.

FONTANARÈS.

Veux-tu donc me perdre ?

Voulez- vous me voir aller en prison , et votre machine à tous les diables ?

FONTANARÈS.

Non !

Laissez-moi donc vous faire revenir ce grand-père de quelque part, ce sera le premier qui sera revenu des Indes.

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