SCÈNE m
Les mêmes, MARIE.
(Au moment où les alguazils s'emparent de Fontanarès, Marie paraît en novice , accompagnée d'un moine et de deux sœurs.)
marie , au vice-roi.
Monseigneur, je viens d'apprendre comment en voulant préserver Fontanarès de la rage de ses ennemis, je l'ai perdu ; mais on m'a permis de rendre hommage à la vérité : j'ai remis moi-même à Quinola mes pierreries et mes épargnes... (Mouvement chez Lolhundiaz. ) Elles m'appartenaient, mon père, et Dieu veuille que vous n'ayez pas un jour à déplorer votre aveuglement ! quinola , se débarrassant de son manteau.
Ouf! je respire à l'aise.
fontanarès. It ptie te genou devant Marie.
Merci , brillant et pur amour par qui je me rattache au ciel pour y puiser l'espérance et la foi ! Vous venez de sauver mon honneur.
MARIE
, N'est il pas le mien? La gloire viendra. fontanarès.
Hélas ! mon œuvre est dispersée en cent mains avares qui ne la rendraient que contre autant d'or qu'elle en a coûté. Je doublerais ma dette et n'arriverais plus à temps. Tout est fini.
facstine , à Marie.
Sacrifiez -vous , et il est sauvé.
MARIE
Mon père? Et vous, comte Sarpi?... (A part.) J'en mourrai!... (Haut.) Consentez-vous à donner tout ce qu'exige la réussite de l'entreprise faite par le seigneur Fontanarès? à ce prix, je vous obéirai, mon père... (A Fausline.) Je me dévoue , madame !
FAUSTINL.
Vous êtes sublime, mon ange... (A part.) J'en suis donc enfin délivrée!
Arrêtez, Marie! j'aime mieux la lutte et ses périls, j'aime mieux la mort que de vous perdre ainsi.
MARIE
Tu m'aimes donc mieux que la gloire?... (Au vice-roi.) Monseigneur , vous ferez rendre à Quinola mes pierreries. Je retourne heureuse au couvent : ou à lui, ou a Dieu !
LOTUUNDIAZ.
Est-il donc sorcier?
Celte jeune fille me ferait réaimer les femmes.
faiistine , à Sarpi , au vice-roi et à Avaloros. Ne le domplerons-uous donc pas?