‹ Les Ressources de Quinola, comédie en cinq actesChapitre 110 sur 135 · ACTE IV, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VI

FONTANARÈS.

Bah! Marie, c'est l'espérance, elle a réchauffé mon âme. Oui , je réussirai.

quinola, à part.

Monipodio n'est plus là... (Haut.) Un raccommodement, monsieur, est bien faciie avec une femme qui s'y prêle aussi galamment que madame Brancador.

FONTANARÈS.

Quinola !

Monsieur, vous me désespérez! Voulez-vous combattre la perfidie d'un ,amour habile avec la loyauté d'un amour aveugle? J'ai besoin du crédit de madame Brancador pour me débarrasser de Monipodio, dont les intentions me chagrinent. Gela fait, je vous réponds du succès, et vous épouserez alors voire Marie.

FONTANARÈS.

Et par quels moyens ?

Eh ! monsieur, en montant sur les épaules d'un homme qui voit comme vous, très-loin, on voit plus loin encore. Vous êtes inventeur, moi je suis inventif. Vous m'avez sauvé de... vous savez? Moi je vous sauverai des griffes de l'envie et des serres de la cupidité. A chacun son état. Voici de l'or, venez vous habiller, soyez beau, soyez fier, vous êtes à la veille du triomphe. Mais, là, soyez gracieux pour madame Brancador.

FONTANARÈS.

Au moins, Quinola, dis-moi comment?

Non, monsieur, si vous saviez mon secret, tout serait perdu, vous avez trop de talent pour ne pas avoir la simplicité d'un enfant...

(Ils sortent.) (Le théâtre change et représente les salons de madame Brancador.)

118 QUIINOLA.

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