‹ Les Ressources de Quinola, comédie en cinq actesChapitre 54 sur 135 · ACTE II, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III

AVALOROS.

Vous l'intimidez, c'est un honnête garçon. Voyons ? tu t'es fait une idée de la fortune.

Jamais, je l'ai vue à de trop grandes distances.

Et quelque chose comme deux mille écus d'or...

Quoi? plaît-il? J'ai des éblouissements. Gela existe donc, deux mille écus d'or? Être propriétaire, avoir sa maison, sa servante, son cheval, sa femme, ses revenus, être protégé par la sainte-hermandad, au lieu de l'avoir à ses trousses, que faut-il faire?

AVALOROS.

M'aider à réaliser un contrat à l'avantage réciproque de ton maître et de moi.

J'entends! le boucler. Tout beau, ma conscience! Taisez-vous, ma belle, on vous oubliera pour quelques jours, et nous ferons bon ménage pour le reste de ma vie.

avaloros, à Sarpi.

Nous le tenons.

sarpi, à Avaloros.

Il se moque de nous ! il serait bien autrement sérieux.

Je n'aurai sans doute les deux mille écus d'or qu'après la signature du traité.

sarpi, vivement.

Tu peux les avoir auparavant.

Bah!... (Il tend la main.) Donnez?

AVALOROS.

En me signant des lettres de change... échues.

Le grand Turc ne présente pas le lacet avec plus de délicatesse.

SARPI

Ton maitre a-t-il son vaisseau ?

Valladolid est loin, c'est vrai, monsieur le secrétaire; mais nous y tenons une plume qui peut signer votre disgrâce.

SARPI

Je t'écraserai.

Je me ferai si mince que vous ne pourrez pas.

AVALOROS.

Eh! maraud, que veux-tu donc?

Ah ! voilà parler d'or.

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