ACTE III, SCENE III
Oui : j'ai gardé un trésor pour la soif. Reprends ta souquenille de frère quêteur, et vas chez Lothundiaz parlementer avec la duègne.
MONIPODIO.
Hélas! Lopez est tant de fois retourné d'Alger, que notre duègne commence à en revenir.
Bah ! il ne s'agit que de faire parvenir celte lettre à la senorita Marie Lothundiaz. (Il lui donne une lettre.) C'est un chef-d'œuvre d'éloquence inspiré par ce qui inspire tous les chefs-d'œuvre , vois : nous sommes depuis dix jours au pain et à l'eau.
MONIPODIO.
Et nous donc? crois-tu que nous mangions des ortolans? Si nos hommes croyaient bien faire, ils auraient déjà déserté.
Veuille l'amour acquitter ma lettre de change, et nous nous en tirerons encore...