‹ Les Ressources de Quinola, comédie en cinq actesChapitre 93 sur 135 · FONT AN ARE S · texte numérisé non relu

FONT AN ARE S

Eh! qu'ai-je besoin, sans vous, de gloire, de fortune, et même de la vie?

MARIE

Acceptez ce que peut, ce que doit vous offrir celle qui sera votre femme. Si je vous sais malheureux et tourmenté, l'espérance me quittera dans ma retraite, et j'y mourrai, priant pour vous!

quinola , à Marie.

Laissez-le faire le superbe, et sauvons-le malgré lui. Chut ! je passe pour son grand-père...

(Marie donne son aumônière à Quinola.)

lothundiaz, à don Ramoïi.

Ainsi, vous ne le trouvez pas fort?

DON RAMON

Lequel? Oh! lui! c'est un artisan qui ne sait rien, et qui sans doute aura volé ce secret en Italie.

LOTHUNDIAZ.

Je m'ensuis toujours douté; comme j'ai raison de résister à ma fille et de le lui refuser pour mari.

DON RAMON

Il la mettrait sur la paille. Il a dévoré cinq mille sequins et s'est endetté de trois mille, en huit mois , sans arriver à un résultat; mais je suis là. Ah! parlezmoi de son grand-père ; voilà un savant du premier ordre, et il a fort à faire avant de le valoir.

(Il montre Quinola.) LOTHUNDIAZ.

Son grand-père?...

Oui , monsieur, mon nom de Fontanarès s'est changé à Venise, en celui de Fontanaresi.

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