‹ Les Ressources de Quinola, comédie en cinq actesChapitre 95 sur 135 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les mêmes, SARP1.

sarpi , à Lothundiaz.

Vous et avec votre fille , seigneur Lolhundiaz?

LOTHUNDIAZ.

Elle a mis pour prix de son obéissance à se rendre au couvent, de venir lui dire adieu.

SARPI

La compagnie est assez nombreuse pour que je ne m'offense point de cette condescendance.

FONTANARÈS.

Ah ! voilà le plus ardent de mes persécuteurs. Eh bien ! seigneur, venez-vous mettre de nouveau ma constance à l'épreuve?

SARPI

Je représente ici le vice-roi de Catalogne, monsieur, et j'ai droit à vos respects... (A don Ramon.) Èies-vous content de lui?

DON RAMON

Avec mes conseils nous arriverons.

SARPI

Le vice-roi espère beaucoup de votre savant concours.

FONTANARÈS.

Rêvé-je? Voudrait-on me donner un rival?

SARPI

Un guide , monsieur, pour vous sauver.

FONTANARÈS.

Qui vous dit que j'en aie besoin?

MARIE

Alfonso, s'il pouvait vous faire réussir.

FONTANARÈS.

Ah ! jusqu'à elle qui doute de moi.

MARIE

On le dit. si savant!

LOTHUNDIAZ.

Le présomptueux ! il croit en savoir plus que tous les savants du monde.

SARPI

Je suis amené par une question qui a éveillé la sollicitude du vice-roi : vous avez depuis bientôt dix mois un vaisseau de l'État, et vous en devez compte.

FONTANARÈS.

Le roi n'a pas fixé de terme à mes travaux.

SARPI

L'administration de la Catalogne a le droit d'en exiger un , et nous avons reçu des ministres un ordre à cet égard... (Mouvement, de surprise chez Fonlanarès.) Oh! prenez tout votre temps : nous ne voulons pas contrarier un homme tel que vous. Seulement, nous pensons que vous ne voulez pas éluder la peine qui pèse sur

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