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masses lenticulaires ou disséminées endâtées dans la pierre calcaire et en veines coupant les couches. La première forme est celle qu'on rencontre le plus fréquem-
ment ef en plus grande abondance dans les pierres calcaires ; souvent, l'étendue est,
telle qu elle forme des dépôts d’une très-grande valeur, La seconde forme, celle des masses endätées, se rencontre souvent à Buckingham, à Lochaber et à Grenville ; on n'a fait dans ces différents endroits que très-peu de travaux. Dans le township Lochaber, on à miné une couche ayant plus de 10 pieds d'épaisseur. La troisième forme, celle des filons, n'est pas si commune ; quoiqu'elle soit d'une plus grande pureté et d'un plus beau brillant, on ne peut ia travailler avec autant de profit que les autres. Dans son rapport de 1873-1874, monsieur Vennor dit: “c'est dans les dépôts endâtés de ce minéral que nous devons chercher notre principal approvisionnement,” et Sir William Logan, dans la Géologie du Canada, fait la remarque suivante : 4 Les filons qui, jusqu'ici, ont été trouvés dans les rochers de ce pays, paraissent être trop limités et trop peu réguliers pour qu'on puisse compter exclusivement sur eux, on devrait plutôt chercher à utiliser les immenses quantités de graphite disséminées.” Le graphite est très-exploité à Buckingham et à Lochaber. Il y a trente ans, on à exploité les mines de plombagine sur une petite étendue à Grenville. Ces opérations ont été faites par des colons suédois et norvégiens. Cependant, aucune exploitation qui vaille la peine d'être mentionnée, n'a été faite jusqu’à ce qu'une compagnie de New-York ouvrit une mine à Lochaber où ces exploitateurs achetèvent une quantité de dépots de plombagine et y établirent des manufactures ; mais après avoir travaillé pendant plusieurs annés, on discontinua les travaux. Une compagnie de Montréal y commença des travaux à peu près dans le même temps sur le lac Twin, et un petit ét ablissement appelé Ceylon Village s'éleva rapidement dans cet endroit. On construisit un moulin à la jonction des lacs Twin et Donaldson; on y trensportait le minerai sur &es bacs dans lesquels il était lancé de la mine située sur le sommet de la montagne au moyen d'un long auge incliné reposant sur des tréteaux semblables aux traineaux des moulins à bois. Cette montagne s'élève brusquement du lac à une hauteur d'environ 350 pieds. On exploita à son sommet une immense couche de graphite d'environ 300 à 400 pieds de large, et quelque 25 pieds de profondeur avant de creuser des puits. On en creusa deux à cette profondeur d'environ 30 pieds, séparés l'un de l'autre par une distance de 200 pieds, puis un troisième puits d'environ 70 pieds de profondeur, Une grande quantité de plombagine fut extraite des couches disséminées et de la veine la plus profonde du puits. Maiheureusement le moulin brûla en 1875, quand des feux de buissons dévastèrent cette section et l'ouvrage fut alors interrompu. La difficulté du transport fut une des premières causes de la faillite de eette compagnie ; mais on peut maintenant remédier en quelque sorte à cette difficulté au moyen de l’eau et du nouveau che min de fer, On manufactura une immense quantité de mine de plomb qu'on exporta en Angleterre et à New-York,
La compagnie de la Puissance du Canada (Dominion of Canada € 0.) commença des opérations à Devine’s Lake avec un grand capital et tout ce qui pouvait conduire cette affaire à bonne fin. Elle possédait 2,000 acres de terre contenant de très-riches dépôts et 13 filons de riches veines, dont un dans le lot 21, concession 7, variait suivant l'estimation de Vennor de un à deux pieds. On prétendit que les dépôts du minéral disséminé se travaillaient plus facilement et d'une manière plus profitable, La mine ou carrière avait un huitième de mille de long, 70 pieds de profondeur, et donnait de 10 à 60 par cent de plombagine. La machine dont on se servait dans le moulin, rapportait eaviron quinze tonnes par semaine, Un petit établissement s'éleva sur le lieu de ces opérations et fut appelé Graphite City ; pendant un certain temps, tout fut prospère; une dépression commerciale fut cause que la compagnie suspendit ses opérations, La principale raison qui amena la suspension des affaires, fut que la production diminuée du fer causa une grande diminution dans la demande des creusets de plombagine pour fondre l'acier ; conséquemment les prix tombè-
rent de #250 à $75 par tonne et même moins. Cependant, d'après la remise en œurvre des ouvrages en fer, et la consommation de 8,000 tonnes de plombagine ‘par une seule ferme anglaise pour la manufacture de creusets, on & en perspective une bonne et prompte demande de graphite canadien à des prix raisonnables.
DM ia asie es APee Epemétres =
Un grand nombre de mines plus petites furent exploitées par des particuliers à Buckingham et dans le township de Loc haber mais de nouvelles difficultés commencèrent faute de capital. Le graphite qu’on obtient dans ces localités, est remarquablement pur, la Compagnie de la Puissance prétend que le plus pur contient 97 par cent de carbone.
Le district où on trouve la plombagine dans le comté d'Ottawa doit encore, tôt ou tard, étre fouillé pour y trouver ce minéral, et les dépôts qu'ils contiennent sont si riches qu'ils engageront des capitalistes à entrer dans cette industrie où il y a tou-
tes les chances de faire fortune.
De la plombagine du district d'Ottawa exposée à l'exposition centenaire de Philadelphie, fut prononcée sans égale.
Des analyses faites par le professeur Hoffman sur le graphite du canton de Buckingham, donnèrent respectivement 22, 23, 27 et 30 par cent de graphite: le graphite d’une veine de la même région donna 97, 99: 99 donnant les mêmes résultats que des essais faits sur le graphite de Ceylon, dans le même temps et un peu plus que celui d’un spécimen de Ticonderoga, dans l'état de New-York, qui donna 96 par cent.
Dans les townships de l’est on a rencontré des plombrgineux,
Granby, à Melbourne et à St Henri; mais, nulle part, on en trouve en assez grande quaniüté pour en retirer une valeur importaute. Ces schistes plombagineux sont la continuation des vrais dépôts de plombagine du Massachusetts
Norveau-Bruxswick.—Dans le comté de Charlotte (Charlotte Co.) des couches
de schiste graphitique se rencontrent très-fréquemment dans la partie sud di
Etien'ie, dans le nord de St Patrice et près de la station de Dennbarton sur le chein de fer de St André et Québec; mais ils ne sont suffisamment riches en graphite que dans cette dernière localité. Sur la Done au sud de la station, il y a des lits de graphite assez purs pour polir les poêles Géologie canadienne 1876-17, p. 529). Il est souvent disséminé en poudre is les rochers des comtés situés au sud de la Privince. Les plus grandes mines de plombagine s'unissent aux rochers du système Laurentiens dans le voisinage de St. Jean, reparaissant aux détroits de la Rivière St Jean, au lac Lily et sur d’autres points. Aux anciennes ouvertures des chutes connues sous le nom de “Split rock Plumbago mine,” on le mine et on l'expédie facilement. On a alternativement travaillé et abandonné cette mine, mais d'une manière irrégulière ; on en a retiré des quantités considérables depuis sa première ouverture, Le produit de cette mine donnes, 48 par cent de graphite et fut jugé comme étant
d'une belle qualité ; on s'en servit pour la fabric: ation des crayons de plomb de qua lité intérieure.
à Owls Head, à
NouveLLe-Ecosse.Ce minéral n’est pas rare fans cette province, quoiqu'aucun dépôt n'ait encore été «xploité. On le trouve pr.tieulièrement dans les localités de Parrsborough, de Salmon River, de Glendale, de Musquodoboit, de Hammond Plains, de l'ile de Boulwderie, de Gregna Brook, et de Gillis Brook, Cap Breton. Dans plus'eurs endroits, les dépôts sont de schiste plombagineux, mais dans son rapport de 1880, l'inspecteur des 2nines dit: #$Sï on portait quelqu'attention à ce sujet, on en trouverait ayant une valeur importante.” A Glendale, dans le comté d’'Inverness, un essai donna 13 par eent de graphite.
CoLomBie ANGLAïsE— Un spécimen de plombagine fut apporté par les teurs de l'ile de Vancouver de la section nord-est de Port San Juan.
TerrirorRe Du Norb-OuEsr.—La plombagine n'est pas mentionnée dans aucun ‘#s rapports officiels de ce district, mais il est très-pr uable qu'on en trouvera parmi ‘es autres minéraux. de la Baie d'Hudson quand d'aut es explorations seront faites.
explora.
ASBESTEF,
ONTarr0.—Ta serpentme et la hornblde es contrées en arrière de Kingston sont mentionnées dans divers rapports de la ecrimission géclogiqne comme étant de l'espèce fibreuse, mais on n'y parle pas 'exloitations d'asbeste. Il est bien probable que les rochers de cette partie ‘u Cnada possèdent ce minéral, mais on ne connaît pas encore s’il est assez abondant pour qu ou puisse le travailler avec profit.
1 iles LE db
QuÉBec.— La principale source de l'asbeste canalien de commerce est une étroite bande de se rpentine dans le groupe de tuées. ‘ans cette Province; ce groupe
consiste dans une série de rochers au bas de [a conformation des basses Siluriennes et qui s'étend des limites du Vermont des Cantons de l'est à la rivière Chaudière, er traversant Potton, Bolton, Orford, Brompton, Melbotrne, Shipton, Clevelan‘!, Ham, Grarthby, Coleraine, Thetford et Broughton.
Il y a une mine d'asbeste à Shipton, pres le Danville, dont on a déjà retiré une grande quantité et qu'on a vendu à 860 par tonne. On a contracté pour ce qui peutêtre extrait de cette mine pendant dix ans. La plus productive de ces mines fut ouverte à Coleraine, en 1877, et appartient à la Boston Pac king Company. Son produit est considéré par les manufacturiers européens comme ayant la plus belle et la plus forte fibre de l'espèce connue. L'éten: ns le terrain exploité a trois milles de
Shefford sur la ligne du
long et un mille de large. On a trouvé de bon asbeste à Quebec Central Railway ; le proiesseur Selwyn dit que ces dépôts promettent beaus à la rivière Chaudière et on en
coup pour l'avenir. , On à obtenu de bons spéeimei
à exporté une petite quantité de la rivière Des Plénitos un de ses tributaires. Le prix moyen de ce minéral dans ce district était de cinquante piastres par tonne, et il n'y a aucun doute sur la nature profitable de Fasbeste dans cette zône. Il y a quelques années on retira des roches Laurentiennes plusieurs tonnes de ce minéral dans la Seigneurie Papineau, près de St, André Ardin, mais les travaux furent abandonnés. On s'en servait dans la manufacture des méches de lampes dans le Rhode Island, mais l'épuisement probable du filon, sans autre perspective de traces iminérales dans le voisinage, fit qu'on l’abandonna complétement. A Templeton, dans les lots 10 et 1 l,raugs, il y à deux mines contigues, la fibre allant d'une fraction d’un Does jusqu'à trois pouces et formant la largeur de la veine. Une tonne venant de ‘es mines, expédiée en IST), réalisa $100 par tonne à Ottawa. On a trouvé des tre ces d'asbeste à Chelsea et au lac Meech et dans le: montagnes se dirigeant au 654
de la cité d'Ottawa, L'opinion qui prévaut chez les géologistes est que les mines d'asbeste dans la Ï il ! Ê À
vallée d'Ottawa sont destinées à devenir une industrie de quelque importance, NouveLzce-Ecosse.— On trouve la hornblende fbreuse dans les rochers formant la band ‘ox > oi ‘+ inn ans ‘ Û 4 bande Cox, la montagne de Boisdale et de Ste. Anne, dans le cap Breton. Il s’en rencontre encore au ruisseau Morrison ainsi qu'aux ruisseaux Macdonald et Rocky, petit tributaire de la rivière St, Geoiges. Aucune véritable veine d’'asbeste ne s’y rencontre cependant, TerRirorRe pt Norb-Ouesr.—Le professeur Bel 1 ] de ‘ + . .
de la Baie d'Hudson, dit qu'on trouve de l'asbeste en petites quantités à un mille et lemi au sud de la rivière Petite Baleine. On lui a décrit ce minéral « ‘omme pouvant rencontrer en grande quantité partout ailleurs sur la côte, mi is on ne s’assura pas
.. * $ li, dans son rapport sur la côte est
où se trouvaient ces localités.