D'VNE FILLE ACCORDEE ET MOVRANTE
le meurs et c'est ainsi destin que tu l'ordonnes; Où es tu mon cher père .'' hé quoy tu m'abandonnes.
Viens donner le dernier baiser.
Qu'en cela la nature au moins te satisface,
Tu ne lui dois rien refuser.
Approche, et que deuant d'expirer ie t'embrasse Le coup qui me menace, entrera dans ton flanc, Ma blessure ne peut verser que de ton sang. Père, tu perds en moy l'espoir de ta famille ; Escoute mon reproche, ou plustost ton deuoir. Est-ce ainsi que tu fais les nopces de ta fille, Espouse le matin, et victime le soir ?