‹ Les restes de la guerre d'EstampesChapitre 76 sur 101 · DE LA DIFFERENCE DES PERSONNES · texte numérisé non relu

DE LA DIFFERENCE DES PERSONNES

Ce sont emplois de vie, et non pas des trauaux, Tout ce que la foiblesse appelle de grands maux, Vne mouche à l'esprit que la peur accompagne, Comme à Domitian, tient lieu de mille hazars : Mais Cezar voit sans trouble vn Pompée en cam-

[pagne, Ayant fait de son cœur vn Epicicle à Mars.

DE LA NOBLESSE

Il fait beau se mirer dans le sein de la gloire, Apprendre son deuoir au sang de ses ayeux. Hériter d'vn grand nom, qui brille dans l'histoire, Et sentir de son cœur vn feu qui monte aux yeux.

Mais Paris croit ce qu'en dit Rome, Qui naist Noble, et pourtant vit roturierement.

Est estimé moins Gentilhomme, Que qui né roturier, sçait viure noblement.

DE L'INIVSTICE DV IVGEMENT.

Mort, on est habile homme, et vif on est oison ; C'est ainsi que l'on parle, apprens moy la raison. Mais quoy ? ie me souuiens, sans doute que l'enuie

Comme elle est vn poison.

N'est que dans la chaleur, et sort auec la vie : Ces cadaures pourris, ces restes des tombeaux Sont des festins dressés aux vers comme aux cor-

[beaux.

DV lEVSNE.

En vain vous essaies, amis, de me corrompre Tobeis aux décrets que l'Eglise a reçeus, Elle ordonne le ieusne, il ne le faut pas rompre, Mais le ploier si fort qu'on passe par-dessus.

de la Guerre d'Estampes. 113

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