‹ Les résultats des arthroplasties de hanche à cupule de Vitallium Étude d'une centaine d'arthroplasties exécutées depuis 1948Chapitre 16 sur 82 · LES VOIES ANTÉRIEURES · texte numérisé non relu

LES VOIES ANTÉRIEURES

1° La voie de Hueter :

Le malade est placé en décubitus dorsal. L'incision descend un peu oblique en bas et en dehors, de l'épine iliaque antéro-supérieure sur une quinzaine de centimètres. Elle cherche à éviter ainsi le nerf fémoro-cutané. On passe entre couturier en dedans et tenseur du fascia lata en dehors, et on isole le bord externe du droit antérieur jusqu'à son tendon réfléchi que l'on sectionne.

On lie le paquet circonflexe vers le bas et on arrive en haut sur la face antérieure de la capsule.

2° La voie de Smith-Petersen :

Offre un accès plus large à la hanche. Elle vise à découvrir les deux faces du cotyle. Elle y parvient en prolongeant l'incision de Hueter vers le haut, sur le tiers antérieur de la crête iliaque : les deux faces de l'aile iliaque sont ruginées de leurs insertions musculaires. Le droit antérieur est sectionné à quelques millimètres de son insertion sur l'épine iliaque et on arrive ainsi également sur la capsule.

Dans les voies antérieures, de réalisation et de réparation faciles, le jour est cependant limité; elles ne découvrent bien que la face antérieure et les bords supérieur et inférieur du col. Elles rendent difficile le creusement du cotyle, exposent par leurs décollements musculaires aux hématomes, facteurs d'ossifications périarticulaires ; par la section du droit antérieur, elles suscitent des difficultés post-opératoires à la mobilisation active du quadriceps ; enfin, la section de la branche fessière du nerf fémoro-cutané avec ses paresthésies douloureuses leur est imputable. |

Aussi le Professeur MERLE D'AUBIGNÉ a-t-il progressivement renoncé à ces voies pour leur préférer la voie postéro-externe, ancienne voie de Kocher, modifiée par GIiBson.

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