EN RÉSUMÉ
Sur les 9 observations dont nous disposons :
— dans les cas où l'acrylic a succédé à la cupule, il a été plus __ douloureux ; — dans les 8 autres observations où l'acrylic et la cupule existaient concurremment :
— 4 fois les malades préféraient de beaucoup la cupule pour sa meilleure stabilité : ils portaient leur canne du côté de la cupule ; — 1 fois la cupule a donné une meilleure mobilité ; — 1 fois les résultats ont été également très bons de chaque côté ; — 1 fois les résultats ont été également mauvais; — 1 seule fois, l'acrylic a mieux soulagé les douleurs. Ceci est en faveur de la supériorité de la cupule sur la prothèse acrylique À, dans les arthroplasties bilatérales en particulier. Nous n'avons dans ces observations qu'un seul cas où la comparaison a pu se faire chez le même malade avec la prothèse C. Mais là aussi, le résultat de la cupule était meilleur.
Nous confronterons enfin nos déductions avec celles de deux études anglaises récentes :
— celle de Margaret SCHEPHERD parue dans The Journal of Bone and Joint Surgery (1);
— et celle de M. B. DEvas (2).
(1) Sutton Coldfield. vol. 36B. novembre 1954, n° 4, (2) Jbidem.
Lopres
Sur les 526 arthroplasties à cupules (suivies de six mois à six ans) et les 112 arthroplasties acryliques (suivies de six mois à trois ans) colligées par M. SCHEPHERD :
— pour les cupules : la proportion des meilleurs résultats apparaît entre trois et quatre ans après l'intervention. La proportion des échecs est restée stable entre les six premiers mois et la troisième année à 31 %. Ce n'est qu'après cinq ans que la détérioration augmente ;
— pour l'acrylic: la détérioration apparaît après deux ans, la proportion des mauvais résultats passe de 25 à 38 %, avec un recul de trois ans.
Elle n’a pu suivre les arthroplasties acryliques au delà de cette période.
N'ayant étudié que 60 cas d'arthroplasties, autres que les cupules et les acrylics, elle conclut. que les meilleurs résultats sont dans un ordre décroissant :
— d’abord dans les arthroplasties sans interposition ;
— puis dans les arthroplasties interposant un corps étranger entre
les surfaces articulaires (l'arthroplastie à cupule);
— en dernier lieu, elle cite celles qui incorporent un corps étranger
dans l’un des os de l'articulation (l'arthroplastie acrylique).
M. N. DEvas, sur un nombre de 110 arthroplasties faites entre 1947 et 1952, comprenant :
— 63 cupules ;
— et 43 prothèses acryliques ; conclut que 5 malades sur 6 avaient un résultat satisfaisant avec la cupule (résultat que nous estimons très optimiste); que 1 malade sur 2 seulement était amélioré par l’acrylic.