UN AUTRE
1 Toujours !
îiiKinÈvs, agi lanl le cornet. *Toc, toc, toc . . il faut se faire la main. (Il jette les dés.) Cinq el quatre font. . . (livide son verre.)
LÉONiDAS, amenant son point.
Douze!
TOUS
Douze!
MA.THÉIIS, sérieusement.
Non ! ça ne fait que neuf. . ,
LÉONIDAS
Oui. . . . mais moi, j'ai amené douze ! J'ai gagné dix mille florins!
UKTBÈvs, riant toujours.
Que j'ai encore perdus ! . . , Quel bête d'air ! . . . {Chantonnant le mPme air de valse.) Tra la la !. . Dites donc, beau-frère. . je n'ai pas d'or sur moi . . . mais deux bons sur la maison Bloum, de Lubeck ... ça vous va-t-il ?
{Les dames rentrent peu à peu. )
LÉONIDAS
De votre main, tout me va!
MATHÉus, les jetant sur table.
Ils ne valent guère que vingt mille florins! ... je vous les joue en bloc! . , . Quel air ravissant! . . . {Chantonnant toujours la même valse.) Tra la la!. . . {Amenant sonj)oint.) Oh ! voilà un coup! . . .
Venez donc voir ça, Messieurs î {Tout le monde se rassemble
autoiiv d'eu.T.)
TOUS
Six, cinq! . . . Tics-bien !
LÉONIDAS
C'est beau ! il n'est guère probable... Etmoi !.. (// jette les dés.) je n'ai que...
TOUS, avec force.
Douze !
MATHÉUS, riant.
Douze! Ah! mais vous y êtes abonné... {Aucn autres.) Non, mais c'est curieux... Décidément je suis trop heureux en amour. [limbrassant Coralinc, qui est près de lui.) N'est-ce pas , chère Oclavie?
coRALiNE, le repoussant.
Eh bien! qu'est-ce que vous faite's donc, Monsieur Malhéus?
MATHÉus, piroitettant en riant toujottrs. Tiens! c'est Coraline. Le cœur n'y est pour rien. (// va tomber sur la causeuse à gauche.) Alil ah! ah! pardonne-moi, oh! Oclavie !(C/irtn/o?)rjnn(L toujours le même air.) C'est cet animal d'air qui