SCÈNE IV
i.ES MÊMES, LÉONIDAS, habillé comme au premier acte et porainsant à la porte de gauche *.
LÉONIDAS, gaiement de loin .
Ahl très-bien !.. je vous y prends.
MATHÉUS
Le beau-frère ! . . .
ocTAViE, à part. Allons, le voilà par ici, à présent! . ..
LÉOMDAS, d'un air dégagé.
Ne vous dérangez donc pas... J'ai eu tort de ne pas frapper. . . .
MATHÉUS, bas à Octavie.
Ne lui dites rien de Coraline, c'était une plaisanterie!...
OCTAVIE, bas.
Je m'en doutais .
LÉONIDAS, s'extasiant.
Que c'est attendrissant! un futur époux ! . . . aux genoux de sa femme et la remerciant. . .
OCTAVIE, affectant un reste d'humeur.
Du tout ! . . . Monsieur vient de me faire une scène odieuse ! . . .
MATHÉUS, se relevant.
Ah î vous avez pardonné . . . mon idole ! . . .
LÉONIDAS, gravement.
Ma sœur, je vous en voudrais à la mort! si vous ne traitiez pas comme il le mérite un pareil mari ....
OCTAVIE, minaudant.
Mon mari, 11 ne l'est pas encore ! . . .
MATHÉUS, tirant sa montre .
Oh ! lutin. . . pour quelques minutes ! . . . Le notaire et nos témoins ne peuvent tarder. . .
OCTAVIE, réprimant sa joie.
Le notaire ! . . . Déjà ! . . .
ttxTBÈvs, passant au milieu.
Et pour hâter mon bonheur. . . je cours m'assurer que ma sur- ])ri.se est arrivée à bon port ! . . .
OCTAVIE
Comment ?
Une attention qui part du cœur!... et qui ira à son adresse, j'en suis sûr. . .
OCTÀME, avec un sentiment exagéré.
Ah! oui, cher Mathéus. . . vous le savez, je ne puis être heureuse que par le cœur. . .
' Lc'onidas. «- Octavie. — MatJiéus.