‹ Les rêves de MathéusChapitre 39 sur 71 · ACTE 111, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE VI

LÉONiDAS, à part.

Plaîl-il?

ocTAviE, bas à Coralinc.

Ah ! quelle trahison ! . .

CORALINK.

J'ai cru te faire plaisir. (/^ part.) Elle est vexée, tant mieux.

MATHÉus, tt Octavic.

Sans vous en prévenir, douce amie, j'avais envoyé au village de Mulhdorf. ..

Air du voile (Doche père).

Par la discrétion je brille ; Et, pour vous surprendre beaucoup, Dans votre nombreuse famille, J'ai su que vous aviez de tout :

— Père et grand-père —

— Mère, grand'mèrc —

— Oncles, neveux —

Qui sont près de vingt-deux!.,.

L'article tante.

Va bien à trente;

Et des cousins, Environ quatre-vingts!

Oui, les cousins

Vont bien à quatre -vingts.

De cette tribu toute entière, Par malheur, j'ai su les secrets...

Et que jamais, au grand jamais, Vous li'aviez eu de frère !

TOUS et MATHÉUS.

Elle n'a pas de frère î... | Pas le plus petit frète î

octavIe, troublée.

Quoi î Monsieur. . .

MATHÉUS

N'interrompez pas ma période, . .

LÉONiDAS, d'un air menaçant.

Vous prétendez ? . .

MATHEUS, sèchement.

lls'agit des parents de Mademoiselle. . . cane vous reyarde pas... (J Oclavie.) Mais si^vous n'avez pas de frère !.. Il y a une autre personne de votre noble maison que vous serez charmée de revoir... TOUS, avec curiosité.

Que signifie ?. .

MATHEUS, allant ouvrir la porte de gauche. Venez, mon petit ami, venez dire devant tout le monde que vous consentez au mariage de mademoiselle. . . votre mère!!. • .

OCTAVIE

Ciel !

TOUS

Un enfant !

i.EOMDAS, à part.

Le petiJ. (Il s'élance contre la porte, qu'il referme vivement,)

OCTAVIE, à part.

Je vais m'évanoulr.

LÉOMDAS, d'un air de matamore.

Monsieur. . . un pareil procédé. . .

MATHÉUS

Vous apprend que je sais tout. . . que je ne serai pas mystifié plus lonjj'temps par une coquette. . . (J'y metsdes formes) et par un Jburbe. . . (Je n'y mets point de formes). LÉoNiDAS, furieux.

Par saint-Népomucène ! . . .

MATHÉus, arec fermeté.

Tout beau, héros des Thermopiles, mon rêve n'avait que trop raison. . . je vous ai déjà tué celte nuit, et je suis prêt à recommencer. . .

LÉONIDAS

Très-bien, mon petit monsieur; nousnous verrons pi us tard!.. .

OCTAVIE, jouant le désespoir et avec larmes. Cber Mathéus ! ... je confondrai la calomnie. . .

MATHÉUS

Ne faites pas de frais d'éloquence!... Je vous dis: Bonsoir, reine des nuits!. . .

OCTAVIE, à part.

Une si belle fortune!

LÉONIDAS, avec douleur.

Klle n'y survivra pas. (Il passe près d'Octavie.* Elle tombe sur un fauteuil, à droite et feint de s'évanouir).

MATHEUS, se préparant à sortir.

.le vous rends votre liberté, et je reprends la mienne. . .

[Plusieurs des assistants se sont rangés près de la porte de gauche et lui barrent le passage).

UN' HOMME EN NOIR, entrant par la gauche. Vous n'en serez point embarrassé ! ... ma voiture est en bas ! . . .

MATHEUS

Jiille grâces, Monsieur!. . . j'ai mon équipage!. . .

l'homme en NOIR.

Il ne vous appartient plus. . . il vient d'être saisi. . . Et je suis chargé de vous conduire à la prison pour dettes ! . . .

■ Mathéus. — Léonidas.— Octavie. — Coraline et assistants au fond.

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