SCÈNE PREMIÈRE
GONINBERG, en costume de cuisinier de village, achève de dresser plusieurs })lals que ses garçons, rangés de front , sont prêts à emporter.
CILiyT.
Ain : Allons, travaillons^ etc. {Premier choeur de Lambert Simner.)
Allons, dépêchons, marmitons !
Dansées lieux, que chacun s'empresse!
Allons ! le souper de son altesse, Mets exquis et de vieux flacons!
(Les garçons sortent par la gauche.)
GOî»lNBEftG.
ouel honneur pour moi ! . . . un prince russe et sa noble épouse (]ui ont retenu mon auberge. (Se frottant les mains.) Tout me réussit. - . Encore ce matin, cette lettre qui m'apprend que j'ai perdu ma femme. (Tirant une lettre de sa poche, sans enveloppe et sons (idresse ). . . . J'avais toujours peur qu'elle ne découvrît ma retraite Mais, maintenant. ... (Il lit) « Mon cher Goninberg, la
« présente est pour m'informer de la vôlre. . . . Depuis votre dé- • part de Hongrie. . . par suite de votre trou à la lune. >- (S' interrompant.) C'était mon associé. (Continuant.) ■ Rien de nouveau, « si ce n'est le décès de votre épouse. Marjolaine Scbipmann, que ' vous battiez comme plâtre. . .» (A lui-même, d'un air attendri.) Je m'en souviens. . . Elle m'a manqué bien souvent, depuis!. . . . (Continuant.) . Elle a trépassé le jour de la Nativité. . . dont au- « quel j'espère que ça vous fera plaisir d'aroir de ses nouvelles. ■>