GONINBERG ET SES GARÇONS
Allons, allons, passez la porte.
Et songez à m' payer demain.
MATHEUS, bas.
Chère Gabrielle, à demain.
Au point du jour, dans le jardin.
tioisiNBERG, à part.
Si c'te nuit le diable remporte.
Dieu sait conun' je rirai aemain.
(Il va â gauche allumer vu bougeoir.)
CABRIELLE et MARTHE.
Pour lui, mon Dieu, qu' la nuit s'achève, Sauvez-le d'un malheur certain ; Et puisset-il ne voir qu'en rêve, Le revenant, l'affreux lutin.
MATuÉus, voulant les rassurer.
Ne faites point de mauvais rêve.
Ne pleurez pas sur mon destin; Amour, amour fais qu'il s'achève, Je brave [bis) fantôme et lutin !
LE CHOEUR
Voyez comra' l'orage s'élève...
C'est un présage bien certain, Bonsoir, bonsoir, rentrons soudain.
Pauv' garçon, c'est son dernier rêve, Nous ne le verrons plus demain.
GOMMiERG, riant.
Ils prenn'nt l'orage qui s'élève Pour un présage bien certain.
Et toute la nuit, dans leur rêve, Ils vont voir fantôme et lutin.
oo?iiNBERG, le bougeoir à la nuiin. (Parlé). Tout droitdevant vousM. Frock... Prenez garde d'éteindre voire cLandcIle. . . vous ne trouveriez plus la chambre du revenant. MATHÉUS, ga'iment et prenanl le bougeoir. Eh bien ! je lui chanterais :
Ma chandelle est morte, Je n'ai plus de feu ; Ouvrez-moi la porte Pour l'amour de Dieu !
(0>» le regarde avec e(l'roi gagner les ruines, et y entrer en chantant d'une voix qui s'éloigne el finit imr s'éteindre.) Je brave [bis) fantôme et lutin, Je brave... je brave...
GABRiELLE, qui est ttu fond, le suivant des yeux. U est entre!. . •
(/ci le rideau de nuage descend , et la musique du rêve reprend A l'orchestre.)
FIN DU Ql AtRlÊME ACTE.