ACTE V, SCÈNE IV
{Mathéus éperdu se trouve saisi et mêlé malgré lui à une danse qui, peu à peu, devient très^vive et dégénère eu bacchanale furibonde, dans laqiœlh' Mathéus est toujours défendu et protégé par l'amje G abr telle , contre les séductions d'Octavie et les altaques des deux autres fantômes; il finit par leur échapper et se sauve derrière le lit, on le rattrape. C'est là (pie se fuit la substitution et qu'on ramène le faux Mathéus ; l'ange veut le saisir, les deux hommes l'enlèvent et le précipitent dans un gouffre de feu, au son d'une musique infernale. L'ange a gravi l'escalier, il étend les bras et force les trois démons à se rapprocher malgré eux, à se réunir,*-' d'un geste, il les fait s'engloutir tous trois. En ce moment on entend la voix de Mathéus dans son lit, comme quelqu'un qui s'eveille,
MATHÉrS.f
Quel tapage diabolique !.., Où suis-je donc?.*. (Tout s'évanouit. La grande porte se troxive murée comme avant l'apparition. Les statues, dans leur première forme, oyit repris leurs places dans les niches. — Il avance la tête. ) Ah ! je me disais bien que c'était un rêve!.,. En voilà un qni peut compter. {.Se mettant sur sonséant.)0\i'\, ces statues qui se trémoussaient tout à l'heure comme des possédés sont parfaitement à leurs places... moi, qui rôtissais comme un saint Laurent, ( Flairant sa manche. ) je ne sens pas le brûlé. . . Le jour paraît. ( Un jour brillant éclaire la scène.) — (Mathéus se frottant les yeux.) Je suis éveillé, bien sûr. (Se levant.) Mais, c'est égal !.. . ce que le fantôme m'a annoncé là!... tout à l'hetire.
GABRIELLE, CH dchOTS.
Monsieur Mathéus ! monsieur Mathéus !
MATHÉUS, surpris.
Qu'est-ce qui appelle ?
GABRIELLE, en dehors .
C'est moi ! voilà une heure que je vous attends au jardin.
MATHÉUS, se rappelant.
Ah ! mou bon ange Gabrielle ! . . . avec deux grandes ailes
blanches.