I. Les anciens: Egyptiens; Chaldéens ; Hébreux; Arabes
Orientaux; Grecs; Romains. — L'incubation. — L'étvmologie du mot dormir. — Les livres d'Artémidore. — Hippocrate et ses idées sur les rêves. — Pourquoi les pères de l'Eglise défendirent l'interprétation des songes. — Secrets que les prêtres païens ont dû posséder. — Ce qu'il faut penser, en résumé, de la science onéirocritique des anciens. kl
II. Du moyen âge à l'époque contemporaine. — Pierre Le Loyer. — Le cardinal Bona. — Vossius. — L'art de se rendre heureux par les songes, c'est-à-dire en se procurant telle espèce de songe que l'on puisse désirer. — Kurt Sprengel. — Cabanis. — Condillac. — Benjamin Franklin. — Mûller. — Philon le juif. — Pierre Bayle. — Opinion de ces écrivains sur les avertissements et pressentiments qu'on peut avoir en rêve. — L'Ecole matérialiste. — Boerhave.
— De la non interruption de la pensée, du non souvenir des rêves et de la volition, en d'autres termes de l'action de la volonté, pendant le sommeil. — Darwin. — Formey.
— Jouffroy. — Dugald-Stewart 62
III. Le Dictionnaire des Sciences médicales. — L'article Sommeil, par Montfalcon. — J'écarte les dissertations purement théoriques pour m'attacher surtout à la méthode d'observation. — Développement des axiomes Motus in somno intro vergunt; Somnus ml aliud est quam receptio spiritus vivi in sese. — Comparaison entre les forces actives et passives du corps et de l'esprit. — Causes efficientes du sommeil
telles que les énumère Montfalcon. — La transition de la veille au sommeil est toujours caractérisée par un instant de rêvasserie. — De la suspension de l'attention à l'approche du sommeil 88
IV. L'article Songe et l'article Rêve par Moreau (de la Sarthe). — Art. 1. Considérations générales. — Art. 2. Dispositions des facultés intellectuelles pendant le sommeil et pendant les rêves, et parallèle, relativement à cette disposition , du délire et des songes. — Moreau admet le sommeil sans rêve. — Comment Jouffroy a combattu cette opinion. — Moreau veut que toutes les opérations actives de l'esprit soient suspendues pour qu'il y ait sommeil véritable; en d'autres termes le rêve ne commencerait que lorsque le sommeil serait troublé. — Art. 3. Comment et pourquoi se forment les rêves. — Observations critiques à ce sujet. — Art. 4 et 5. Comment les rêves deviennent sensibles et que faut -il entendre par la clarté et la lucidité des rêves. — Sur les rêves du soir et sur ceux du matin. — Moreau pense que nous n'avons pas d'action sur les images de nos songes, ce que je combats. — Comment et pourquoi l'on ne juge pas bien du temps écoulé en rêve. — Sur le phénomène de l'association des idées. — Que, suivant moi, les rêves les plus clairs seront ceux du sommeil le plus profond. — Art. 6. Du caractère, des sensations et des idées pendant les rêves, et des perceptions illusoires en particulier. — Les sensations sont plus vives en rêve qu'à l'état de veille. — Sur les travaux d'esprit qu'on exécute en rêve. — Qu'il faut éviter les distinctions trop subtiles à propos de la classification des rêves. — La Sonate de Tartini. — Fait curieux rapporté par Moreau (de la Sarthe). — Les songes pénibles et les songes voluptueux. — - Art. 7. Du développement , de la marche et du sujet des différentes espèces de rêves. — Peuton saisir le point de départ des rêves ? — Art. 8. Interprétation médicale et classification des rêves. — Le cauchemar. — L'incube. — De la lucidité des somnambules et des hallucinés. — Opinions de Lelut, Maine de Biran, Rattier, Adelon, Brière de Boismont, Millier, Magendie, Bichat,
Gassendie, Pierre Leroux 100
V. Du sommeil au point de vue physiologique et psychologique, par M. Albert Lemoine. — Existe-t-il un sommeil sans rêves ? — Faut-il voir dans le rêve une forme particulière de la pensée ? — Sur la transition de la veille au sommeil. — Nouvelles considérations sur la valeur des mots
rêver et penser. — L'âme a-t-elle besoin de repos ? — La théorie des ébranlements de fibres, et le système de Maine de Biran. — Comment M. Lemoine explique l'incohérence des songes. — Du plus ou moins de netteté dans les images, et pourquoi nos rêves offrent très-rarement un égal degré de lucidité. — Au milieu de quelles circonstances une dame revoit en songe un frère qu'elle avait perdu plusieurs années auparavant. — Altération de certains clichés-souvenirs et merveilleuse conservation de certains autres. — De la transition par substitution ou par superposition d'images.
— Sur la part de chacun de nos sens dans la formation de nos rêves. — Impuissance des théories matérialistes pour expliquer les illusions du sommeil. — Alternative d'activité et de passivité dans notre esprit, et conséquences de ce phénomène sur la trame de nos rêves. — Comment je classerais volontiers les songes. — De l'influence des sensations organiques sur l'esprit pendant les rêves , et réaction des préoccupations de l'esprit sur les organes, — Ce qui empêche quelquefois le sommeil d'être réparateur. — Nature de l'effort que fait l'esprit pour réveiller le corps. — Sensibilité morale. — Les sentiments que l'on éprouve en rêve ressemblent-ils toujours à ceux qu'on a quand on est éveillé ? — De l'intelligence, en rêve, et pourquoi les jugements qu'on porte dans cet état sont très-souvent erronés.
— Comparaison du rêve et de la folie. — De la conscience, de la mémoire, de l'association des idées et de l'imagination, selon M. Lemoine. — Importantes distinctions à faire à propos du rôle que joue dans nos rêves cette dernière faculté. — De l'attention et de la puissance locomotrice . 145
VI. Examen sommaire du récent ouvrage de M. Alfred Maury, le Sommeil et les Songes. — Les hallucinations hypnagogiques. — De l'intelligence considérée comme une fonction du cerveau, et de la localisation encéphalique des facultés de l'entendement, d'après les doctrines de cet écrivain. — Observations intéressantes que M. Maury a faites sur lui-même. — Dissolving views. — Des rêves où l'on reprend le fil d'un rêve antérieur, précédemment oublié. — Comment on peut commettre sans remords de fort méchantes actions, en songe, et de quelle façon l'on peut dire que notre libre arbitre nous est alors enlevé. — Opinions des docteurs Macario et Cerise, qui se rapprochent beaucoup plus des miennes que de celles de M. Alfred Maury.
— Réflexions de Charma et de Brillât Savarin, à propos de
l'exquise sensualité de certains rêves. — Que l'étude du sommeil et des songes naturels est la meilleure introduction à celle du somnambulisme et du magnétisme. — Quelques réflexions du docteur Cerise pour clore la revue des écrivains qui ont traité la question du sommeil et des rêves, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours 219