SCENE IX
. BBION.
Un peu moins que le vôtre.
(Riant aax éclats.) Et nous n'en dormions plus, Dargis, ni Tun ni l'autre. Je viens de m'attendrir en lisant son recueil , Et vous alliez porter, pendant dix mcfif, mon deuil. DARGIS, qai reste toujours abatta.
Qu'ai-je h faire, à présent, de cette découverte? Il est trop tard.
BRION, rayonnant.
Trop tard I C'est une porte ouverte.
Une faute passée à l'état de leçon.
Je me sens, tout à coup, léger comme un pinson., Les femmes au cœur chaste, il faut qu'on y revienne, Mon ami, tout est là; moi, j'adore la mienne.
DARGIS, se levant.
Vous?
BRION
Regardez-moi donc. Je me sens tout en feu.
La pureté, le bien, le printemps, le ciel bleu. Les larmes, les candeurs, les phrases étouffées. Les rêves de vingt ans me viennent par bouffées.
DÀBGIS,
Nous pardonnera-t-on jamais ?
BRION
Pardonner? quoi?
Je suis parfait.
DARGIS.
Brion, vous étiez comme moi, Le stupide jouet d'une odieuse ruse; Pensez-vous qu'une femme admette cette excuse ?
BRION, se promenant d*an air de triomphe.
Nous prenons, tous les deux, un air qui me confond ; Et ce sont à présent nos femmes qui s'en vont ! Nous ne sommes donc plus les maîtres de personne ? Nous abdiquons, alors?
(il sonne.) DARGIS.
Que faites-vous ?
BRION
Je sonne.
J'ai fait le mal, Dargis, je vais le réparer. (a un domestiqae.)
Vous prierez de ma part ces dames de rentrer.
(Le domestiqua sort.) On nous quitte, on s'en va, pour une peccadille I Est-ce que c'est permis? que devient la âimille T Et l'ordre social et notre autorité?
* * DARGIS.
Que voulez-vous^ Brion ?
Dicter ma volonté.
Quand on est vertueux, tout est facile, on ose, Et vous allez me voir : je serai grandiose I (Glaire tctre graTement, soifie de Saiannei qui a pris son ehapêtn ] partir.)