‹ Les revoltees comedie en un acte en versChapitre 13 sur 21 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Puisqu’ils sont les plus forts.

Quelle honte! Il faudra dévorer mon déboire.

Et monsieur de Brion, tout fier de sa victoire.

Va venir m’apporter un pardon généreux.

Je suis deux fois sa femme, à présent. C’est affreux ! •

SUZANNE

Affreux ! s’ils nous aimaient, ce serait si facile.

CLAIRE

Et rien ne nuit autant qu’une émeute inutile.

SUZANNE

11 me mentait si bien et d’un air si fervent !

' CLAIRE

Mais, c’est déjà beaucoup.

SUZANNE

Il m’a dit, si souvent.

Qu’il n’avait eu d’amour que pour moi. '

CLAIRE

Bon jcime homme !

SUZANNE, éclatant en sanijtoti.

Si je savais comment cette fenlfne se nomme!

CLAIRE

Eh bien! vous sanglotez!

SUZANNE

J’entends encor sa voix,

Quand il m’a parlé bas pour la première fois, il murmurait des mots si doux à mon oreille!

CLAIRE

Moi, j’ai le lendemain sans avoir eu la>eille.

SUZANNE, se levant.

Si nous nous révoltions?

CLAIRE

Oh! moi, je partirai.^ ,

SUZANNE

Oui, oui, parlons.

(Oargis parait à h porte do droite, et s'arrête embarrassé, on aporc vant Claire et sa (ominc.) ' • . '

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