SCÈNE IX
Ma femme I
DARGIS.
BRION
Elle a pris l’autre.
DARGIS.
Ahl
Elle sait tout.
(Tombant sur nn rantenU.) Suzanne se venge,
BRION
Eh bien, vous gagnerez aussi.
DARGIS.
Avec votre procès, la guerre entrait ici.
Ma femme veut partir, elle part.
BRION
On proteste.
DARGIS.
Non, elle a mon secret, que m’importe le reste? Mon rôle me pesait comme une lôchetd ;
11 vaut mieux en finir.
BRION
. Oh I je l’aurais tenté.
Mais j ai trouvé chez moi des lettres de Laurence. Douze billets charmants me peignent sa souffrance El l’amour formidable où je suis enferré.
On en rirait. Eh bien, ce soir, j’en ai pleuré.
Je n’avais plus chez moi qu’un pauvre portrait d’elle, Et je vais le cacher. — Avouez qu’elle est belle.
DARGIS.’
Ce cadre?.., c’est le mien.
Pour le rendre.
Voyez.
DARGIS, montrant le raeublc.
Je l’avais 15,
BRION
Allons donc, c’est Laurence.
DARGIS.
Paula.
BRION
Madame de Saint-Preuil.
DARGIS.
Madame de Valdonno.
BRION
Voyez.
üARGiS, le lerant et regardant de plai près.
C’est la comtesse.
Eh non, c’est la baronne.
DARGIS.
Mais ce portrait maudit, qui me brûle les doigts.
Je l’ai depuis deux jours.
BBION, le reprenant.
• Je l’ai depuis six mois. .
DARGIS.
Vous pouvez lire, au dos, dix lignes d’ëpigramme.
BRION, le retoarnant et le loi montrant.
Non.
DARGIS, slnpérait.
Nous en avons deux.
BRION
C’était la même femme.
DARGIS.
La môme !...'EIIe a deux noms.
BRION
Deux honneurs naufragés!
DARGIS.
Et deux appartements I
(il s’assied.)
Et tant de préjugés!
. (il s’usied.)
Laissez-moi me remettre un peu de cette chute.
Mais alors je serais l’époux qu’on exécute?
C'est donc moi, pauvre ami, que vous respectiez tant?
DARGIS.
Cette femme est un monstre.
BRION, se levant et sautant de joie.
Ah! que i’eu suis content!
DARGIS
Vous aviez un sot rôle