XVI.— LE SIÈGE DE TR<'IE
jours durant, autour des murs de Troie, t’aurait-elle été révélée?
— Aurais- tu peur?
— Où donc es-tu? —Où donc es-tu?
— Faut-il que j’interroge l’ombre de Patrocle, l’amï d’Achille, qui est tombé sous tes coups ?
Patrocle, c’est la Pologne, et il me souvient qu’ Hector et Ajax se sont rencontrés une fois pour se disputer son cadavre.
Si la Rtissie est bien Ajax, Hector ne peut être que la Prusse.
Voici donc de nouveau tous les acteurs en scène pour la répétition de l’antique événement de la guerre de Troie; si d’autres Peu- ' pies modernes ont encore la prétention d’y jouer un rôle, qu’ils se cherchent dans l’ïlliade, ils s’y trouveront.
Priant a prêté l’oreille à la voix de Cassandre.
La fin de Troie est venue.
Par les conseils d’Ulysse, le cheval de bo's est déjà introduit dans ses murs, c’est-à-dire
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ET f.A GUERRE D’ORIENT.
que les vaisseaux de la civilisation ont jeté l’ancre dans le port de Constantinople; ils sont pleins de guerriers, et Pyrrhus, fils d’Achille, ou la Liberté fille de la France en vont sortir.
Hélène ou la Liberté des mers, sera reconquise, Priam ou le vieil Islamisme, égorgé par Pyrrhus, et Troie détruite, mais détruite, comme on comprend la destruction de nos jours, par la régénération.
Constantinople, en effet, destinée par sa position à être le point de mire de la Civilisation qui déborde, doit être absorbée par elle, et les vaisseaux de toutes les Nations se presseront un jour librement dans son port, comme les troupeaux vont paître aujourd’hui à la place ou était Troie.
— Tout le monde la veut, personne ne l'aura.
Si Troie a dû mourir, Troie doit aussi renaître ; et comme Troie naissante devint en moins de trois cents ans une ville assez importante pour résister k toutes les forces de la Grèce ,
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