II. — DE LA FOI ABSOLUE
Puis, do peur qu’on ne comprenne encore trop cette Religion-là :
Vous commencez à l’enseigner à l’enfant qui tette encore ; vous étreignez son Esprit malléable dans une forme élroile, plus criminels en cela que les Chinois, qui ne compriment que les pieds de leurs femmes.
Enfin, quand la Raison commence à poindre dans l’Homme, et que sa Foi s’impatiente sous un tel joug, s’il veut croire quelque chose en plus, ou raisonner sur ce que vous lui avez enseigné, vousle menacez du feu éternel, dont on vous a laissé même bien longtemps pratiquer l'escompte, au nom de Dieu, dans l’effrayante saturnale des Auto-da-fé.
Car le Catholicisme aussi a eu ses victimes humaines.
Dieu nous garde cependant de récriminer contre les bourreaux ! Ils sont plus à plaindre que les victimes.... Alors ils croyaient bien faire, et c’était à l’Humanité à se défendre d’une Foi qui pouvait avoir de pareilles cou-