III. — DE LA SANCTION DE LA FOI
Mais ne passons pas devant les exemples sans les rappeler au moins.
Un mot fut prononcé, le 24 février 1848, sur des barricades :
— Vive la République!
La peur le fit répéter par tout le monde du bout des lèvres, mais personne ne l’avait préparé par la foi, personne n’y croyait.
Ceux mêmes qui se mirent à la tête du peuple avaient si peu la République dans leur conscience qu’ils abolirent le serment , de peur de le lui prêter.
Le manque de Foi chassa donc la République.
Voyons maintenant si l’immense Événement qui l’a remplacée n’avait pas été préparé précisément par la persistance au sein d’une âme intelligente et forte de l’idée génératrice qui manquait aux faibles détenteurs du pouvoir passé.
11 fallut une Foi bien puissante, en effet, une voix qui criât bien haut dans le cœur de Louis-Napoléon : « Tu gou verneras la France, »